Un nouveau rapport alarmant sur le réchauffement climatique

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Pour limiter cette hausse à + 2 °C, il faudrait ne plus émettre dans l'atmosphère que 42 gigatonnes (Gt) équivalent CO2 en 2030, contre 52,7 Gt aujourd'hui.

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Catherine HOURS, Dominique SCHROEDER
Agence France-Presse
PARIS

Juste avant une réunion de ministres de 60 pays pour préparer la conférence de Paris fin novembre, l'ONU a averti vendredi que les promesses de réduction des gaz à effet de serre étaient loin d'être suffisantes pour contenir le réchauffement à + 2 °C.

Les ministres de l'Environnement ou de l'Énergie se retrouvent pour trois jours dimanche à Paris pour donner un coup d'accélérateur aux négociations en vue d'un accord mondial pour limiter à + 2 degrés Celsius le réchauffement climatique par rapport à l'ère préindustrielle.

Une hausse supérieure à cet objectif entraînerait une accélération du dérèglement déjà à l'oeuvre (fonte des glaciers, hausse du niveau de la mer, érosion des côtes, sécheresses récurrentes...).

«Les engagements actuels, combinés avec les mesures prises ces dernières années, représentent une hausse réelle de l'ambition et un niveau d'engagement historique des États pour s'attaquer à cet immense défi mondial», souligne Achim Steiner, directeur du programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

«Pour autant, ils ne suffisent pas à limiter la hausse globale des températures aux 2 °C recommandés, et donc à prévenir les pires impacts du changement climatique».

Ce diagnostic confirme l'analyse publiée le 30 octobre par la Convention des Nations unies sur les changements climatiques.

L'accord attendu à la conférence de Paris, la COP21 (30 novembre-11 décembre), devra donc «adopter une approche dynamique», avec une révision à la hausse régulière des objectifs et des moyens, estime M. Steiner.

Selon le PNUE, les engagements présentés par 146 pays au 1er octobre aboutiraient à une hausse probable du mercure comprise entre +3 et +3,5 °C à l'horizon 2100. Pour limiter cette hausse à + 2 °C, il faudrait ne plus émettre dans l'atmosphère que 42 gigatonnes (Gt) équivalent CO2 en 2030, contre 52,7 Gt aujourd'hui.

«Répétition générale»

Si rien n'était entrepris, on serait à 60 Gt en 2030. Mais, même si tous les pays tiennent leurs promesses, 54 Gt seront encore émises en 2030, soit 12 de trop. Les deux tiers du chemin restent donc à parcourir.

Quelques heures après ce nouvel avertissement, le président Barack Obama a annoncé le rejet du projet controversé d'oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux États-Unis, et confirmé sa présence à l'ouverture de la COP21, au côté de plus de 80 chefs d'État et de gouvernement.

Le rapport du PNUE, qui préconise des «actions supplémentaires», met la pression sur les ministres attendus à Paris pour la «pré-COP» afin de préparer la grande conférence climat.

Le contenu et le calendrier de la révision des engagements des États restent un point en suspens dans les négociations.

Pékin, premier émetteur mondial, a donné son aval lundi à une clause de révision rapide et régulière des engagements, à l'occasion d'une visite du président français François Hollande.

«Si nous pouvons nous accorder (à la pré-COP) sur le principe et la périodicité» d'une clause de révision des engagements, «nous aurons accompli un pas majeur», a souligné vendredi Laurent Fabius, futur président de la COP21, devant la presse.

La réunion ministérielle, la troisième du genre, sera «une espèce de répétition générale avant Paris», a résumé le ministre français des Affaires étrangères. Son objectif n'est pas de «renégocier le texte» issu de la dernière session de négociation à Bonn, en octobre, mais de «faciliter l'accord final» en travaillant à des formules de compromis.

À Bonn, les négociateurs ont approuvé un texte qui ressemble encore à un catalogue d'options parfois contradictoires.

Les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre seront présents à la pré-COP, mais aussi de nombreux pays africains et de petites îles, déjà touchés par les effets du dérèglement climatique, qui attendent des pays riches un soutien financier pour y faire face.

Huit premiers projets permettant à des pays du Sud de lutter contre le réchauffement sont désormais financés, a annoncé vendredi le «Fonds vert» de l'ONU.

Parmi eux figurent trois programmes en Afrique (Malawi, Sénégal, Afrique de l'Est), trois en Asie/Pacifique (Bangladesh, Maldives, Fidji) et deux en Amérique latine (Pérou et un autre pour l'ensemble du continent).

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