Changements climatiques: Québec fera contrepoids à Ottawa

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Le premier ministre Philippe Couillard en compagnie de la ministre française de l'Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le premier ministre Philippe Couillard s'attend à ce que les provinces les plus populeuses fassent contrepoids au gouvernement conservateur de Stephen Harper lors du Sommet de Paris sur les changements climatiques.

La Presse Canadienne a appris que le Canada et le Japon ont oeuvré en coulisses pour tenter d'atténuer la portée du communiqué final de la réunion du G7, en Bavière, sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre.

Philippe Couillard affirme toutefois que la communauté internationale est bien au fait de ce qu'il appelle «le décalage» entre Ottawa et plusieurs provinces.

«Le contrepoids (du Québec) est connu», a déclaré le premier ministre en point de presse après avoir prononcé l'allocution d'ouverture de la Conférence de Montréal, lundi.

M. Couillard a mis en preuve l'entente Québec-Californie sur la bourse du carbone à laquelle se joindra bientôt l'Ontario ainsi que la taxe sur le carbone de la Colombie-Britannique pour illustrer l'écart entre le discours fédéral et la réalité sur le terrain.

«La réalité c'est que plus de 70 pour cent de la population canadienne vit dans un État fédéré qui a attaché un prix au carbone de façon très solide, soit par une taxe, soit par un mécanisme de marché comme nous», a-t-il dit.

L'entente du G7 a par ailleurs été chaleureusement saluée par la ministre française de l'Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal, qui participait également à la conférence d'ouverture.

«Cet engagement des chefs d'État des sept grands pays industrialisés, c'est un nouvel espoir pour la planète», a déclaré Mme Royal, qui a souhaité un effet de contagion.

«J'espère de tout coeur que cette nouvelle mobilisation va entraîner les pays au-delà du G7, a déclaré la ministre française. On voit que le momentum est là et que, vraiment, le secteur privé doit aussi prendre à bras le corps cet enjeu.»

Pour sa part, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a dit espérer que les dirigeants du monde entendent les signaux d'alarme.

«J'espère que nous comprendrons enfin que les changements climatiques, leurs effets irréversibles, ce n'est pas pour dans 15 ans ou dans 20 ans. Les changements climatiques, c'est déjà maintenant», a-t-elle dit.

Mme Jean a profité de l'occasion pour promettre une approche proactive et engagée de son organisme.

«Cette action de plaidoyer, cette diplomatie active, j'y crois et je tiens à la mener personnellement chaque fois que l'occasion m'en est offerte», a-t-elle ajouté.

Elle s'est par ailleurs réjouie de l'octroi, par le gouvernement fédéral, de 10 millions $ à son organisation pour la promotion de l'emploi et de l'entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes dans les pays d'Afrique subsaharienne, annoncée dans le cadre de la Conférence de Montréal.

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