CO2: le G20 complètement en décalage avec ses objectifs

Lorsque l'intensité carbonique diminue, cela signifie qu'un pays... (PHOTO MICHAELA REHLE, ARCHIVES REUTERS)

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Lorsque l'intensité carbonique diminue, cela signifie qu'un pays émet moins de gaz à effet de serre pour chaque dollar produit.

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Agence France-Presse
PARIS

Au rythme auquel les pays du G20 réduisent leurs émissions de gaz carbonique, ils n'atteindront pas l'objectif mondial de limiter à deux degrés le réchauffement climatique d'ici à 2050, selon une étude publiée lundi par le cabinet PwC.

«Le fossé entre les actions concrètes des pays et les mesures nécessaires continue de se creuser», constate cette étude, publiée deux semaines avant le sommet des Nations Unies à New York sur le changement climatique.

PwC a mesuré l'intensité carbonique liée à l'énergie de chaque pays. Cet indicateur mesure le volume d'émissions de CO2 d'un pays provenant du secteur énergétique (pétrole, gaz, énergies renouvelables, etc.) pour chaque dollar de produit intérieur brut.

Lorsque l'intensité carbonique diminue, cela signifie qu'un pays émet moins de gaz à effet de serre pour chaque dollar produit.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait que les pays du G20 diminuent leur intensité carbonique liée à l'énergie de 6,2 % par an. Or, ils l'ont péniblement réduite de 1,2 % en 2013, selon l'étude de PwC.

Selon les auteurs de l'étude, «la quantité totale de carbone qui (...) peut être émise au cours de ce siècle pour limiter à 2 °C le réchauffement climatique sera consommée d'ici 20 ans».

Au rythme actuel des efforts fournis par les pays du G20, le réchauffement climatique s'établira donc à 4 °C.

Mais tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. L'Australie fait figure de meilleur élève avec une intensité carbonique en baisse de 7,2 % en 2013, suivie par le Royaume-Uni, l'Italie et la Chine.

À l'inverse, cinq pays ont vu leur intensité carbonique augmenter l'an dernier. Il s'agit des États-Unis, de la France, de l'Inde, de l'Allemagne et du Brésil.

En cause : l'augmentation de la consommation de charbon, le ralentissement du rythme d'évolution en faveur des énergies renouvelables et des difficultés à court terme liées à la production d'énergie.

Cependant, PwC note «des signes encourageants», notamment en provenance des pays émergents de l'E7 (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Russie, Indonésie et Turquie). Pour la première fois depuis six ans que le cabinet réalise cette étude, ils ont fait mieux que les pays du G7, avec une baisse de 1,7 % de leur intensité carbonique, contre -0,2 % pour le G7.

Pour PwC, c'est la preuve «qu'il est possible de maintenir la croissance économique tout en freinant l'accroissement des émissions».

Autre signe encourageant : le développement des énergies renouvelables, qui représente déjà près de 10 % du mix énergétique dans six pays du G20.




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