Climat: les É.-U. sont «dedans, dehors, dedans, dehors», plaisante Bloomberg

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ichael Bloomberg attends a meeting on climate change during the United Nations General Assembly at U.N. headquarters, Monday, Sept. 18, 2017. (AP Photo/Seth Wenig)

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Agence France-Presse

«Nous sommes dedans, nous sommes dehors, nous sommes dedans, nous sommes dehors»: c'est avec humour que l'ex-maire de New York Michael Bloomberg, envoyé spécial de l'ONU sur le climat, a résumé la position de l'administration Trump sur l'accord de Paris.

M. Bloomberg était interrogé lors d'une réunion en marge de l'Assemblée générale de l'ONU sur l'évolution de la position américaine, qui a soufflé le chaud et le froid ce week-end lors d'une réunion de ministres de l'Environnement sur le climat au Canada.

Lundi, un responsable de la Maison-Blanche a répété la position énoncée samedi: à savoir que l'administration Trump se retirait de l'accord, qualifié de destructeur pour l'économie américaine, «à moins d'obtenir des termes plus favorables pour les États-Unis». Une affirmation conditionnelle qui semble laisser la porte ouverte à des discussions.

Le gouverneur de Californie Jerry Brown, également présent à cette réunion censée faire le point sur les efforts des acteurs non-gouvernementaux a pour sa part étrillé le président américain pour ses positions «absurdes».

«L'Amérique n'est pas dirigée par Donald Trump», a affirmé le gouverneur, à la tête d'un des États américains les plus avancés en matière d'énergies renouvelables. «Notre pays a des centres de pouvoirs très divers, et mobiliser ces centres qui ne sont pas contrôlés par le président reste un but tout à fait valable.»

«Le président pense que tout ce dont nous parlons est un canular, un canular inventé en Chine», a encore lancé M. Brown, en référence à une phrase célèbre du candidat Trump pendant la campagne présidentielle.

Depuis l'annonce début juin par Donald Trump que les États-Unis quittaient l'accord signé en décembre 2015 par 195 pays, Jerry Brown et Michael Bloomberg ont annoncé une initiative, «America's Pledge» (l'engagement américain), rassemblant collectivités locales, universités et entreprises décidées à accélérer leurs efforts pour réduire les émissions américaines.

Plus de 250 villes et comtés, neuf États et plus de 1700 entreprises en font déjà partie, a souligné Michael Bloomberg, en expliquant que le but était de recenser toutes leurs actions pour pouvoir en faire état de façon globale devant l'ONU, comme les autres pays membres de l'accord.

L'ex-maire de New York a réaffirmé lundi qu'avec ces actions les États-Unis pourraient tenir leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, même sans le soutien de l'administration Trump.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a qualifié les participants non-gouvernementaux à cette réunion de «colonne vertébrale» de la lutte contre le réchauffement.




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