Des incendies typiques d'un climat plus chaud

Le plus gros incendie de forêt de l'histoire... (Photo: fournie par Airmedic)

Agrandir

Le plus gros incendie de forêt de l'histoire de la province a continué à faire des ravages, vendredi, forçant l'évacuation de centaines de résidants des communautés riveraines de la baie James.

Photo: fournie par Airmedic

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Changements climatiques

Environnement

Changements climatiques

Tout sur les changements climatiques »

L'incendie monstrueux qui dévore la forêt à la Baie-James est typique d'un climat plus chaud qui deviendra la norme avec les changements climatiques, selon les experts.

Contrairement au sud du Québec, il a fait plus chaud et plus sec que la moyenne dans le Nord cette année. «On a eu un printemps chaud, dit Martin Girardin, du Service canadien des forêts. On sait qu'il y a une très bonne corrélation entre les températures en juin et la taille des feux. Pour chaque degré de plus en température moyenne, la taille des feux triple.»

Martin Girardin et Yves Bergeron, de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, ont étudié les sédiments de neuf lacs compris entre Chibougamau et le Témiscamingue pour reconstituer les incendies des 6000 dernières années dans cette région.

Leur recherche a été publiée en décembre dernier dans la prestigieuse revue Proceedings de l'Académie nationale des sciences des États-Unis.

Dans la zone d'étude, le réchauffement devrait atteindre 2 degrés en 2050 et 4 degrés à la fin du siècle, sans hausse des précipitations au printemps et à l'été, ce qui devrait entraîner un assèchement climatique.

Les chercheurs concluent que cette situation occasionnera des incendies de forêt de plus en plus importants.

Les agences de prévention des incendies pourraient être débordées et les communautés seraient plus à risque, estiment les chercheurs.

Selon Yves Bergeron, si les plus gros incendies deviennent plus fréquents, l'écologie de la région pourrait changer.

«On est déjà dans un territoire où il y a beaucoup de feux. Dans le secteur d'Eastmain, le cycle des feux est entre 50 et 100 ans. Si les feux sont plus fréquents et plus gros, il y aura plus de forêts ouvertes.»

Dans les régions plus au sud, où la forêt est exploitée commercialement, la foresterie pourrait souffrir, dit-il.

La fumée des incendies du Québec a voyagé jusqu'en Europe, selon un autre expert, Scott Bachmeier, spécialiste des observations satellites à l'Université du Wisconsin à Madison.

«Il y a des signes que la fumée a atteint l'Europe, dit-il. Et ce ne serait pas surprenant. Ces incendies dégagent des quantités incroyables de fumée. Ils sont très visibles sur les images satellites depuis au moins une semaine et ils grossissent chaque jour.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer