Ban Ki-moon appelle à l'action contre les catastrophes naturelles

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Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban ki Moon.

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Agence France-Presse
Manama

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a lancé dimanche à Bahreïn un rapport mondial sur la réduction des risques dus aux catastrophes naturelles, en appelant les gouvernements à faire mieux pour sauver des millions de vies.

Dans ce rapport intitulé «réduction des risques de catastrophe: bilan mondial 2009», l'Onu souligne que le changement climatique, la dégradation de l'environnement et l'urbanisation anarchique risquent d'affecter les populations à travers le monde.Le document avertit que des millions de vie sont en danger à moins qu'«on ne s'attaque aux facteurs de risques sous-jacents» et qu'on peut dans la plupart des cas prévenir ces risques.

«Chaque pays a la capacité et le devoir de redoubler d'efforts en vue de répondre à cet appel en s'employant à prévenir les catastrophes naturelles, à en atténuer les effets et à s'y préparer», a déclaré M. Ban dans un discours.

«J'invite aujourd'hui les chefs de gouvernements et les dirigeants politiques du monde entier à investir davantage dans la réduction des risques liés aux catastrophes», a ajouté le secrétaire général de l'Onu.

Il a souligné que «l'an dernier seulement, il s'est produit plus de 300 catastrophes qui ont fait 236.000 morts».

«Plus de 200 millions de personnes ont été directement touchées. Le montant total des dégâts se chiffre à plus de 180 milliards de dollars», a-t-il ajouté.

Dans son discours, M. Ban a souligné que «l'Asie a été particulièrement touchée», précisant que «neuf des dix pays où les catastrophes ont causé les plus lourdes pertes en vies humaines se trouvent sur le continent asiatique».

«Nous savons tous que les pauvres et les pays en développement sont ceux qui souffrent le plus des catastrophes», a souligné M. Ban, notant que «les trois quarts de ceux qui périssent à la suite d'inondations se trouvent dans trois pays asiatiques : Bangladesh, Chine et Inde».

«Prenons un autre exemple, celui des cyclones : les victimes des cyclones tropicaux sont 17 fois plus nombreuses aux Philippines qu'au Japon, alors que ces deux pays sont également exposés à ce type de phénomène climatique», a-t-il dit.

En ce qui concerne le Moyen-Orient, M. Ban a souligné que «les pays du Golfe ont été jusqu'ici moins exposés aux catastrophes. Néanmoins, la montée du niveau des mers menace Bahreïn, l'Egypte et Djibouti. Bon nombre d'autres pays arabes sont touchés par les séismes et par la sécheresse».

Résumant le rapport, M. Ban a indiqué qu'il préconisait, notamment, «de réorienter la réflexion sur le développement, qui devrait désormais mettre l'accent sur la capacité d'adaptation et les mesures préventives».

«La réduction des risques liés aux catastrophes peut aider les pays à lutter contre la pauvreté, à préserver leur développement et à s'adapter aux changements climatiques. Ces progrès peuvent à leur tour contribuer à la sécurité, à la stabilité et à la viabilité de notre planète», a-t-il dit.

«En un mot, agir dès aujourd'hui pour atténuer les risques liés aux catastrophes peut être un des meilleurs investissements que puisse faire un pays», a-t-il conclu.




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