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Fracturation hydraulique et séisme en C-B: la cause pas encore établie

Le recours à la technologie de la fracturation... (PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

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Le recours à la technologie de la fracturation hydraulique par la compagnie Progress Energy, filiale du groupe public malaisien Petronas, a provoqué un séisme de magnitude 4,4 qui a secoué la région nord-est de la Colombie-Britannique.

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Tamsyn Burgmann
La Presse Canadienne
VANCOUVER

Une opération d'extraction de gaz naturel qui a été interrompue après un tremblement de terre de magnitude 4,6, survenu la semaine dernière en Colombie-Britannique, a été liée au plus gros tremblement de terre de la province attribué à la fracturation hydraulique.

Progress Energy, qui appartient à l'entreprise malaisienne Petronas, a suspendu ses opérations après le séisme du 17 août. L'entreprise a réagi tard mercredi, disant que la cause du séisme n'avait pas encore été établie.

Le pied des montagnes du nord-est de la Colombie-Britannique est un endroit «sismiquement actif» qui enregistre plus de 6000 événements sismiques par année, a affirmé Progress Energy, ajoutant que 99 d'entre eux ne sont même pas ressentis à la surface de la Terre.

La société a «volontairement» installé 17 stations de surveillance sismique dans la région où elle mène ses activités, a indiqué le porte-parole Dave Sterna.

Or, la Commission du pétrole et du gaz de la Colombie-Britannique avait déjà conclu que des opérations de fracturation hydraulique de la même entreprise avaient déclenché un tremblement de terre de magnitude 4,4, qui avait été ressenti à Fort St-John et Fort Nelson, en août 2014.

Un rapport de la commission indiquait que les activités de fracturation hydraulique avaient causé près de 200 événements sismiques dans le schiste de Montney, qui s'étend de la frontière entre l'Alberta et la Colombie-Britannique, près de Dawson Creek, jusqu'au pied des Rocheuses en Colombie-Britannique.

Ce rapport sur la fracturation hydraulique analyse les séismes enregistrés entre août 2013 et octobre 2014.

Dans un communiqué, le ministre du Développement du gaz naturel, Rich Coleman, a déclaré que le forage devait cesser immédiatement et que toute activité sismique de magnitude supérieure à 4,0 devait être signalée à la commission.

«Les opérations ne pourront reprendre seulement une fois qu'un plan d'atténuation des risques, comprenant par exemple des pressions de pompage réduites, sera approuvé par la commission», a-t-il dit.

Selon M. Coleman, les tremblements de terre causés par la fracturation hydraulique sont rares: environ 2,6 % des opérations de fracturation sont liés à des événements sismiques dans le schiste de Montney.

La province collecte des données sur les tremblements de terre dans 10 stations dans le nord-est de la Colombie-Britannique.

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