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Une heure pour la planète: les lumières s'éteignent de Sydney à Rio

Cette heure symbolique est devenue le plus grand... (PHOTOS AP)

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Cette heure symbolique est devenue le plus grand mouvement populaire pour l'environnement dans le monde. Sur la photo, Tour Eiffel a cessé de scintiller pendant cinq minutes.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Après l'Océanie, l'Asie et l'Europe, l'Amérique a pris le relais de l'opération «Une heure pour la planète» samedi soir, en éteignant les lumières de nombreux monuments pour marquer cette année clé dans la lutte contre le dérèglement climatique.

À New York, l'éclairage nocturne de l'Empire State Building, d'ordinaire clinquant, est passé en mode «faible scintillement» et les néons des salles de spectacles de Broadway ont été tamisés.

Le geste, symbolique, s'inscrit dans le cadre de l'opération «Earth Hour» (Une heure pour la planète) organisée pour la neuvième année par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Pour le WWF, l'idée n'est pas d'économiser de l'électricité pendant une heure, mais de rappeler le coût pour la planète de l'énergie consommée et de réclamer des engagements internationaux forts pour freiner le réchauffement du climat.

Plusieurs hôtels et casinos de Las Vegas ont temporairement coupé leurs lumières tapageuses, et l'hôtel Paris à Las Vegas a éteint sa réplique de la tour Eiffel.

Toujours à l'ouest des États-Unis, l'éclairage du pont du Golden Gate à San Francisco a diminué et les pylônes qui entourent l'aéroport LAX de Los Angeles ont été éteints, après avoir été illuminés en vert pour l'occasion.

Les villes de Mexico et Rio de Janeiro ont également joué le jeu, plongeant des monuments emblématiques dans la pénombre.

Comme à Las Vegas, à Paris la (vraie) Tour Eiffel a cessé de scintiller.

Elle s'est éteinte à 20h30 locales (19h30 GMT) pendant cinq minutes, a constaté un photographe de l'AFP. L'opération n'a été programmée que pour ce court laps de temps pour des raisons de sécurité.

Outre la tour Eiffel, près de 300 monuments parisiens ont également été plongés dans le noir.

Paris accueillera fin 2015 (du 30 novembre au 11 décembre) la Conférence mondiale sur le changement climatique.

«Save our climate now !» («Sauvez notre climat maintenant»): à Berlin, des militants ont composé ce slogan avec des bougies dans des sacs en papier posés à même le sol près de la porte de Brandebourg. À Moscou le Kremlin a aussi éteint ses lumières du soir pendant une heure.

Parmi d'autres hauts lieux européens, le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, Big Ben et le parlement britannique à Londres, le Colisée à Rome, les gratte-ciel de Francfort en passant par la place des Héros à Budapest et l'Acropole à Athènes ont également été plongés dans le noir, selon les photographes de l'AFP.

À Madrid, dans les jardins face au Palais royal, dès l'extinction des lumières, des cyclistes ont pédalé sur une scène pour éclairer un globe terrestre géant sous les applaudissements de dizaines de spectateurs agitant des petits globes lumineux tout en dansant et chantant.

L'héritier du trône au Royaume-Uni, le prince Charles, s'est associé à l'opération par un message vidéo. Selon lui cette action est «un rappel symbolique et puissant que tous ensemble nous avons le pouvoir de changer les choses». «Mais cela devrait aussi nous rappeler qu'il ne nous reste que peu de temps pour effectuer ces changements», a-t-il ajouté.

«Si chacun sur la Terre consommait des ressources naturelles au rythme auquel nous le faisons au Royaume-Uni il faudrait trois planètes pour nous fournir toutes ces ressources», a-t-il averti.

«Comme si tout avait disparu»

Le coup d'envoi de l'action avait été donné à 20h30 locales (09h30 GMT) à Sydney. «C'est presque comme si tout avait disparu», a déclaré Tony Jennings sous l'immense pont qui enjambe la baie de Sydney lorsque la structure a été plongée dans l'obscurité.

«En Australie, l'agriculture est l'industrie la plus vulnérable aux conséquences du changement climatique», a déclaré la responsable locale de l'opération, Anna Rose.

À Hong Kong notamment les 118 étages de l'International Commerce Centre, l'immeuble le plus haut de la ville, sont devenus des silhouettes fantomatiques, avec l'extinction des lumières.

À Taïwan, la tour Taipei 101, ex-immeuble le plus haut du monde avant l'inauguration de la tour Burj Khalifa à Dubaï, a éteint ses lumières, de même que les tours jumelles Petronas à Kuala Lumpur.

Singapour avait finalement annulé sa participation à l'opération en raison du deuil observé après le décès du fondateur de la cité État, Lee Kuan Yew.

«Plus de 170 pays et territoires ont confirmé leur participation», avait indiqué à l'AFP Sudhansu Sarronwala, le responsable d'«Earth Hour», précisant que 1200 monuments seraient concernés.

L'initiative avait démarré à Sydney en 2007, avant de gagner rapidement toute la planète.

Le pont de Sydney, lumières éteintes. ... (Photo Peter Parks, AFP) - image 2.0

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Le pont de Sydney, lumières éteintes. 

Photo Peter Parks, AFP

«Comme si tout avait disparu»

Le coup d'envoi de l'action avait été donné à 20 h 30 locales (5 h 30 heure de Montréal) à Sydney. «C'est presque comme si tout avait disparu», a déclaré Tony Jennings sous l'immense pont qui enjambe la baie de Sydney lorsque la structure a été plongée dans l'obscurité.

«En Australie, l'agriculture est l'industrie la plus vulnérable aux conséquences du changement climatique», a déclaré la responsable locale de l'opération, Anna Rose.

À Hong Kong notamment les 118 étages de l'International Commerce Centre, l'immeuble le plus haut de la ville, sont devenus des silhouettes fantomatiques, avec l'extinction des lumières.

À Taïwan, la tour Taipei 101, ex-immeuble le plus haut du monde avant l'inauguration de la tour Burj Khalifa à Dubaï, a éteint ses lumières, de même que les tours jumelles Petronas à Kuala Lumpur.

Singapour avait finalement annulé sa participation à l'opération en raison du deuil observé après le décès du fondateur de la cité État, Lee Kuan Yew.

«Plus de 170 pays et territoires ont confirmé leur participation», avait indiqué à l'AFP Sudhansu Sarronwala, le responsable d'«Earth Hour», précisant que 1200 monuments seraient concernés.

L'initiative avait démarré à Sydney en 2007, avant de gagner rapidement toute la planète.

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