Gaz à effet de serre: Justin Trudeau ouvre son jeu

Justin Trudeau avance que dans les 90 jours précédant... (PHOTO ÉTIENNE RANGER, ARCHIVES LEDROIT)

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Justin Trudeau avance que dans les 90 jours précédant une conférence des Nations unies sur les changements climatiques prévue en décembre, il rencontrerait les premiers ministres des provinces et des territoires pour implanter un plan national de réduction des gaz à effet de serre.

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La Presse Canadienne
CALGARY

Justin Trudeau promet qu'un éventuel gouvernement libéral fixerait des cibles nationales de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), mais qu'il autoriserait ensuite les provinces et territoires à élaborer leurs propres stratégies pour atteindre ces objectifs.

Le chef libéral a indiqué vendredi, à Calgary, qu'il travaillerait de concert avec les autres premiers ministres pour fixer des normes nationales de réduction des GES, et que le fédéral aiderait ensuite financièrement les provinces à atteindre ces cibles. Il promet également de remplir cette promesse dans les mois qui suivraient son élection lors du prochain scrutin fédéral, qui devrait avoir lieu le 19 octobre.

M. Trudeau avance que dans les 90 jours précédant une conférence des Nations unies sur les changements climatiques prévue en décembre à Paris, il rencontrerait les premiers ministres des provinces et des territoires afin de définir un cadre national de réduction des émissions de GES.

Le chef libéral juge que son approche flexible sera plus efficace que celle de vouloir imposer un modèle unique à l'ensemble des provinces et territoires. Il a rappelé d'ailleurs que certaines provinces ont déjà mis en place leurs propres mécanismes de réduction des émissions - comme la taxe sur le carbone au Québec et en Colombie-Britannique.

Le chef libéral a voulu démontrer qu'il n'avait pas l'intention de commettre la même erreur que son père, Pierre Elliott Trudeau, qui avait imposé un Programme énergétique national, en 1980, à la suite du «choc pétrolier» de 1978-1979. Cette initiative avait soulevé l'ire des provinces de l'Ouest, et l'électorat de l'Alberta, surtout, avait chassé complètement les libéraux lors des scrutins suivants.

«Je suis le chef du Parti libéral du Canada, mon nom de famille est Trudeau, et je me tiens ici, devant vous, au Petroleum Club à Calgary», a-t-il fièrement lancé à des gens d'affaires, au coeur même du royaume du pétrole canadien.

«Je sais à quel point les questions d'énergie peuvent diviser ce pays. Mais je sais aussi qu'un leadership fort peut nous aider à faire face aux défis qui se posent. Pas un leadership qui décrète, mais un leadership qui écoute, qui respecte nos différences, en favorisant la collaboration entre les gens et en demeurant ouvert aux idées nouvelles et novatrices.»

M. Trudeau a comparé son approche flexible en matière de réduction des émissions de GES au programme d'assurance-maladie: un régime mis en oeuvre par les provinces et soutenu par Ottawa.

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