La SODEC dépose une poursuite contre le FFM

«Puisqu'il y a une procédure juridique, on ne... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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«Puisqu'il y a une procédure juridique, on ne peut pas commenter, mais le festival continue ses opérations comme normalement», a affirmé hier Serge Losique, président du FFM.

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Nouvelle tuile pour le Festival des films du monde (FFM) : la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a déposé à la cour une poursuite de près de 900 000 $ pour tenter de récupérer un prêt qu'elle avait consenti à l'événement à même les fonds publics il y a cinq ans et qui n'a jamais été remboursé, dit-elle.

L'organisme explique dans sa poursuite avoir consenti un prêt à terme de 1 million de dollars au FFM, en juillet 2010, puis avoir amendé l'entente de prêt en décembre 2012.

Or, «le FFM a fait défaut de payer à échéance le capital et les intérêts dus à la SODEC», explique l'organisme.

Une mise en demeure a été envoyée au festival en mars, toujours sans succès, poursuit la requête déposée au tribunal. Le solde du prêt non remboursé et des intérêts serait de 886 311,64 $.

La SODEC s'est faite avare de commentaires lorsque jointe par La Presse hier. «Il y a une procédure judiciaire entreprise. Les faits sont indiqués dans la requête. Il est évident que la SODEC préfère faire preuve de réserve puisque c'est devant les tribunaux», a déclaré la porte-parole Isabelle Mercille.

Mme Mercille a toutefois précisé que le recours aux tribunaux n'était pas le premier réflexe de l'organisme lorsque des difficultés survenaient avec un partenaire.

«Il y a des procédures judiciaires qui sont entreprises par la SODEC uniquement en dernier recours, lorsqu'aucune entente n'a pu être prise avec les organismes», a-t-elle précisé.

Serge Losique, le dirigeant du festival, n'a pas voulu fournir plus de détails au sujet du litige. «Puisqu'il y a une procédure juridique, on ne peut pas commenter, mais le festival continue ses opérations comme normalement», a-t-il affirmé dans une déclaration transmise à La Presse.

Plainte à la Commission des normes du travail

La semaine dernière, La Presse révélait que 25 employés du FFM ont porté plainte à la Commission des normes du travail pour salaire impayé à la suite de l'édition de cette année.

La direction avait alors parlé d'un «délai malheureux» qui serait réglé d'ici le 6 novembre grâce à une entrée prochaine «d'argent frais».

L'affaire des salaires impayés du FFM semblait réglée en septembre, le prêteur No Limit Loans ayant versé 150 000 $ au festival à la mi-septembre afin de l'aider à payer les employés, révélait Radio-Canada le mois dernier. Le président de No Limit Loans, Yann Béliveau, est un ami de Serge Losique, président et fondateur du FFM.

Cette somme de 150 000 $ n'a finalement pas été suffisante pour verser l'ensemble des salaires dus aux employés du FFM, même si la totalité de cet argent a été utilisée pour payer les employés, assure la direction du festival.

- Avec la collaboration de Vincent Brousseau-Pouliot

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