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La Passion d'Augustine

La Passion d'Augustine

La Passion d'Augustine

Résumé

Religieuse depuis plus de vingt ans, Mère Augustine dirige une petite école de filles sur la rive du Richelieu. Convaincue que la musique peut être une "prière pour l'âme", elle y enseigne le piano à ses élèves qui, au fil des années, ont remporté de nombreux prix. Mais la passion d'Augustine n'est pas du goût de sa supérieure, qui la trouve beaucoup trop coûteuse en ces temps difficiles. En effet, la société québécoise se laïcise, les églises se vident et l'État, qui a instauré un système d'éducation publique, condamne à la fermeture de nombreuses écoles privées. Pour ne rien arranger, Mère Augustine doit accueillir dans son établissement sa nièce Alice, une jeune fille talentueuse mais au caractère frondeur. Refusant la disparition de son école, la religieuse défie l'interdiction de sa supérieure en alertant la presse locale.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2015-03-20

Classement : Général

Pays : Canada

Distributeur : Les Films Séville

Date de sortie en DVD : 2015-06-23

Genre : Comédie dramatique

Durée : 103 min.

Année : 2015

Site officiel: n.d.

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Léa Pool

Montage : Michel Arcand

Scénario : Léa Pool,Marie Vien

Production : François Tremblay,Lyse Lafontaine

Photographie : Daniel Jobin

Musique : François Dompierre

ACTEURS

Céline BonnierDiane LavalléeMarie TifoValérie BlaisPierrette RobitailleLysandre MénardGilbert SicotteAndrée LachapelleMaude GuérinAnne-Élisabeth BosséMarie-France LambertÉlizabeth Tremblay-Gagnon

Critique

La passion d'Augustine: la musique grande gagnante

Jean 
Jean Siag

Le cadre du nouveau film de Léa Pool a quelque chose d'un peu refroidissant, il faut bien l'avouer. Nous sommes dans un pensionnat dirigé par une congrégation religieuse au tournant des années 60, au bord du Richelieu. Mère Augustine (Céline Bonnier) est la directrice de ce pensionnat à vocation musicale menacé de fermeture dans la foulée de la création du ministère de l'Éducation.

Durant le premier tiers du film, l'action se déroule dans ce cadre un peu rigide. Rien de très aguichant, donc. Malgré la qualité de l'instruction reçue par les jeunes filles de ce couvent, il y a bien peu d'espace de liberté pour elles. De toute façon, cette réalité - pas si lointaine - n'a rien de très enchanteur et l'on en veut un peu à la cinéaste de nous ramener dans ces années d'austérité avec ce regard admiratif.

Mais petit à petit, le scénario se déploie. Les religieuses lourdement drapées de ce couvent ont elles aussi soif d'une certaine liberté. C'est l'époque des premiers mouvements féministes et, bien sûr, de la fin de la mainmise de l'Église sur l'instruction avec la création des écoles publiques. Le film de Léa Pool témoigne bien de cette période de changement sans précédent.

La vocation musicale du couvent n'est évidemment pas un hasard. La musique étant justement un refuge et un mince espace de liberté, tant pour les élèves que pour certaines des enseignantes. Le vent de changement auquel font face les religieuses est également incarné par le personnage d'Alice (excellente Lysandre Ménard), la nièce de mère Augustine, qui entre dans cette école avec un esprit libre et une révolte adolescente qui crée des tensions.

La jeune pianiste, dont c'est la première expérience au cinéma, crève l'écran. Ses interprétations au piano sont sublimes. N'allez pas croire qu'il y a une doublure, c'est vraiment elle qui joue, et la musique sort gagnante de ce film à la frontière de la docufiction. Avec Céline Bonnier qui joue avec justesse le rôle de la mère supérieure, les deux femmes nous offrent les scènes les plus touchantes du film de Léa Pool.

La passion d'Augustine s'adoucit à mesure que le combat de mère Augustine pour sauver «son» couvent se précise. Ce n'est pas Sister Act, on s'entend, mais quand les soeurs décident de se serrer les coudes, Léa Pool se permet de dévoiler le caractère plus espiègle de ses personnages. Mais le mélange des genres ne sied pas toujours à ce drame, et ces touches d'humour (notamment avec les personnages de Valérie Blais ou Anne-Elisabeth Bossé) ne sont pas nécessairement heureuses.

À la fin, on se rend compte que c'est avant tout la musique, par moments émouvante, qui s'est doucement insinuée en nous.

* * *

La passion d'Augustine. Drame de Léa Pool. Avec Céline Bonnier, Lysandre Me'nard, Vale'rie Blais, Diane Lavallée. 1h43.

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Commentaires (7)

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  • Merci Léa Pool pour ce petit chef-d'œuvre et à (entres autres) Céline Bonnier et Lysandre Ménard pour vos prestations éblouissantes. Je ne comprends pas trop le point ni le rapport de @elixir sur les religieuses dans ce film. Il s'agit d'un < Polaroïd > d'une époque qui n'est finalement pas si lointaine. On est au temps qui a marqué le début du féminisme et qui nous permet d'apprécier le chemin parcouru.
    Quand on sait d'où on vient, on sait mieux où s'en va...

  • J'ai adoré ce film tout en musique touchant et démonstration réaliste de cette époque avec les religieuses certaines intransigeantes et d'autres touchantes avec une passion pour éduquer des jeunes filles et les préparer à un avenir meilleur ! Bravo à toutes les actrices connues délicieuses dans ces rôles et la réalisatrice à démontrer le positif de cette époque et l'évolution de notre société depuis. Bravo à toutes ces jeunes virtuoses du piano et du chant. À voir par nos jeunes ce film touchant et amusant.

  • @elixir
    Et si on vous dit que la distribution comprend aussi des dizaines de jeunes filles en fleur, ça vous irait davantage ça? Les bouffeurs de curé sont incapables de comprendre d'où nous venons collectivement et certaines des tensions sociales actuelles (le crédo de la rectitude politique qui a remplacé le catéchisme d'autrefois). Un film touchant, dont la musique nous transporte. Et avec valeur quasi-anthropologique en plus !

  • @elixir
    C'est quoi ce commentaire? Des religieuses, ben oui, on en parle encore en 2015. Et puis, ça vous dérage? N'importe quoi votre ti- commentaire. hein??????

  • On peu apprendre du passé à faire les choses différemment, mais surtout un film sur la musique qu'elle audace, Bravo à François Dompierre.

  • Voilà un film magnifique! Loin d'être austère et cloîtré dans des idées conformistes. C'est fort, touchant joué par des actrices brillantes. Il mise sur des valeurs d'entraide, sur la transmission des passions. Même s'il se déroule à une autre époque, il questionne nos choix actuels de société. Les images sont d'une grande beauté et la musique nous rend heureux. Merci à la réalisatrice pour ce moment de grâce.

  • ...hein ???...un film avec une bande de religieuses ???...en 2015 ???...et en quelle année se déroule cette histoire ???...avec un casting exceptionnel qui mériterait le détour mais des religieuses ? non merci ! pas pour moi...il faut que la MUSIQUE soit au TOP de cette bizarre production si non à quoi bon le déplacement ?

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