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Serge Fiori poursuit sa maison de production pour 245 000$

Dans sa poursuite, Serge Fiori réclame la résiliation du... (photo françois roy, archives la presse)

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Dans sa poursuite, Serge Fiori réclame la résiliation du contrat qui le lie à GSI Musique, et qui comporte une clause de production d'un nouvel album.

photo françois roy, archives la presse

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L'album homonyme de Serge Fiori, qui marquait son grand retour après trois décennies de silence en 2014, a été un grand succès commercial, en plus d'être encensé par la critique. Mais depuis, le torchon brûle entre l'ex-leader d'Harmonium et sa maison de production. L'artiste réclame 245 179 $ à GSI Musique pour les dépassements de coûts «significatifs» du disque.

L'auteur-compositeur-interprète reproche à la maison de production de disques et d'édition musicale Gestion Son Image Inc (connue sous le nom GSI Musique) de ne pas l'avoir consulté pour autoriser des dépenses «majeures» pour la production et la mise en marché de l'album Serge Fiori. Ce disque a été l'un des rares à se vendre à plus de 100 000 exemplaires dans la dernière décennie au Québec.

Le contrat d'enregistrement signé en mars 2012 pour la production d'un nouvel album allouait un budget maximal d'environ 75 000 $ pour les coûts de promotion, ainsi que 75 000 $ pour les coûts de production, selon la poursuite déposée lundi au palais de justice de Montréal. Or, ces sommes ont été largement surpassées, sans que Serge Fiori ne soit prévenu, soutient-on.

La promotion de l'album a coûté 230 763 $ en 2014 et 2015, alors que la facture pour la production de l'opus s'est élevée à presque 400 000 $, selon un rapport comptable, soutient Serge Fiori dans sa poursuite.

C'est pourquoi il réclame à GSI Musique la moitié des dépassements de coûts allégués, soit 245 179 $, ainsi que la résiliation de leur contrat comportant une clause de production d'un nouvel album.

«[GSI] a contrevenu à la lettre et à l'esprit du contrat d'enregistrement en ne consultant ni n'obtenant l'autorisation de [M. Fiori] à l'égard des décisions prises dans le cadre de la gestion de la production et de promotion de l'album, et notamment à l'égard des dépassements significatifs envisagés par rapport aux budgets pourtant convenus avec [M. Fiori]», indique la poursuite.

La maison de production a également agi avec «mauvaise foi» en signant une entente d'exclusivité avec la station de radio Rouge FM et en changeant de distributeurs à deux reprises, sans consulter l'artiste, maintient-on dans la requête. 

«[GSI] a agi contre les intérêts de [Fiori] [...] à l'égard de certaines décisions majeures comme l'exclusivité confiée à Rouge FM.» - Extrait de la poursuite déposée par Serge Fiori 

Aussi, on souligne la «mauvaise foi» de GSI Musique par rapport à un grief déposé en 2016 par l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) contre Serge Fiori. L'ADISQ évoquait le refus de l'artiste de fournir des maquettes de ses chansons pour un nouvel album. Or, GSI Musique n'avait pas avisé l'ADISQ de son litige avec Serge Fiori, indique la poursuite.

La mise en demeure envoyée par ce dernier en décembre 2015, puis en juin 2016 pour la résiliation du contrat est aussi restée lettre morte, un autre signe de «mauvaise foi» de GSI, ajoute-t-on. La poursuite évoque aussi la « mauvaise gestion » de la page Facebook consacrée à son album et son absence de droit d'accès à celle-ci, même si des milliers de dollars y étaient alloués chaque mois.

GSI Musique n'a pas rappelé La Presse hier.




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