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Les héritiers de George Harrison n'aiment pas Donald Trump

George Harrison... (PHOTO ARCHIVES AP)

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George Harrison

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Agence France-Presse
New York

Les héritiers de George Harrison ont demandé sans détour à Donald Trump de ne pas utiliser les chansons du Beatles, venant s'ajouter à la longue liste d'artistes opposés à l'utilisation de leurs oeuvres par le candidat populiste à la Maison-Blanche.

Les héritiers se sont insurgés contre l'utilisation de Here Comes the Sun, écrite par Harrisson et parue en 1969 sur l'album Abbey Road des Fab Four, par la convention républicaine jeudi soir.

Il est vrai que cette balade optimiste célébrant la renaissance contraste fortement avec le ton quasi apocalyptique de Donald Trump, lors de son grand discours d'investiture.

«L'utilisation de cette chanson est insultante et contraire aux voeux des héritiers de George Harrisson», ont-ils écrits sur Twitter.

«S'il s'était agi de Beware of Darkness alors nous aurions peut-être donné l'autorisation», soulignent les héritiers et d'envoyer Trump se faire voir, hashtag à l'appui (Trumpyourself)

Dans cette chanson de 1970, Harrison, alors très versé dans la spiritualité hindoue, mettait en garde contre les séductions du monde matériel: «Méfie toi des dirigeants cupides/ils t'entraînent là où tu ne devrais pas aller» («Beware of greedy leaders/They take you where you should not go»).

Les Rolling Stones, Adele, Neil Young, R.E.M., Aerosmith et Queen ont eux aussi dénoncé l'usage de leurs oeuvres pendant les meetings républicains.

Et ce ne sont pas seulement les rockers qui ont du mal à supporter de servir de bande sonore au flamboyant milliardaire américain.

La famille de Luciano Pavarotti, l'un des plus grands ténors modernes, a aussi critiqué l'usage par la campagne de Trump de son enregistrement de Nessun Dorma, fameuse aria du Turandot de Puccini.

Le chanteur, décédé en 2007, défendait «les valeurs de fraternité et de solidarité» qui sont «totalement incompatibles avec la vision du monde du candidat Donald Trump».

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