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The Book of Mormon et Chimerica grands gagnants des prix Olivier

Gavin Creel a remporté le trophée du meilleur acteur... (PHOTO ANDREW COWIE, AFP)

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Gavin Creel a remporté le trophée du meilleur acteur dans une comédie musicale.

PHOTO ANDREW COWIE, AFP

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Jill Lawless
Associated Press
LONDRES

La comédie musicale irrévérencieuse The Book of Mormon et le populaire drame géopolitique Chimerica ont remporté les honneurs, dimanche, lors du gala des prix Laurence Olivier, remis aux artistes du théâtre, de la danse, de la comédie musicale et de l'opéra britanniques.

The Book of Mormon - qui a pris Londres d'assaut après avoir conquis New York - a remporté quatre prix, dont celui de la meilleure nouvelle comédie musicale et celui du meilleur acteur dans une comédie musicale, remis à Gavin Creel.

Selon Casey Nicholaw, metteur en scène de l'oeuvre écrite par les créateurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone, le succès remporté par la comédie musicale est dû à un «bon mélange de satire contemporaine et de divertissement classique».

Chimerica de Lucy Kirkwood, une pièce sur les destins entremêlés de la Chine et des États-Unis débutant avec la recherche de l'homme s'étant tenu debout devant les chars sur la place Tian'anmen, en 1989, est repartie avec cinq trophées, dont celui de la meilleure nouvelle pièce.

Il s'agit de l'un des nombreux gagnants de la soirée à avoir été inauguré dans les petits théâtres subventionnés du off-West End de Londres.

Le même chemin a été emprunté par la reprise de Ghost, d'Henrik Ibsens, couronné par trois prix, dont meilleure actrice (Lesley Manville) et meilleur acteur de soutien (Jack Lowden).

«Suicide, euthanasie, féminisme, syphilis, moralité - nommez-les, c'est dans la pièce», a lancé le metteur en scène de l'adaptation théâtrale, Richard Eyre, selon qui Henrik Ibsen était un «génie».

Sharon D. Clarke fut une autre des gagnantes provenant du secteur subventionné, remportant le trophée de la meilleure actrice pour The Amen Corner, jouée au National Theatre.

Ces victoires constituent un soutien supplémentaire pour les groupes artistiques financés par l'État, au moment où le gouvernement britannique dirigé par les conservateurs passe la tronçonneuse dans toutes les formes de financement public pour réduire le déficit national.

Selon M. Eyre, le théâtre subventionné et commercial «s'alimentent mutuellement».

«Vous ne pouvez avoir l'un sans l'autre... Pour tous les succès, vous devez pouvoir échouer, et c'est exactement ce que le financement public vous offre.»

De grands noms du cinéma - Jude Law, Judi Dench et Tom Hiddleston - figurent parmi les finalistes qui sont repartis de cette soirée de remise de prix les mains vides.

Selon Rory Kinnear, qui a soufflé le prix du meilleur acteur à MM. Law et Hiddleston, le fait que des acteurs provenant du cinéma continuent de revenir sur les planches «démontre à quel point cela crée une dépendance».

«Nous avons finalement le même travail à faire, et ce peu importe où nous l'accomplissons. Il s'agit d'utiliser votre imagination pour insuffler des histoires aux gens.»




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