Mötley Crüe/Alice Cooper: y mettre toute la gomme

Après 35 ans de service, Mötley Crüe a... (Photothèque La Presse, André Pichette)

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Après 35 ans de service, Mötley Crüe a tiré sa révérence en grand auprès de son public montréalais avec un arsenal d'éclairages et de feux d'artifice.

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La tournée d'adieu d'un groupe-vedette d'une autre époque? En première partie, un rockeur bon joueur qui terrorisait jadis les parents? Quand le spectacle est généreux, voire impressionnant, bonifié de quelques surprises et donné devant un public qui ne demande qu'à revenir dans son jeune temps, tous les acteurs concernés passent une excellente soirée.

Il n'y avait qu'une poignée de jeunes parmi les 10 350 spectateurs venus assister à la tournée d'adieu de Mötley Crüe. Pour son ultime tour de piste, le groupe peut compter sur le bon vieux Alice Cooper en première partie. Appelons un chat un chat, ce sont surtout des gars âgés dans la quarantaine et la cinquantaine qui ont rempli le Centre Bell de façon considérable, hier soir. Surtout en sachant que la tournée a fait un saut à Ottawa la veille, et qu'elle passera par Québec en octobre.

Après 35 ans de service, Mötley Crüe a tiré sa révérence en grand auprès de son public montréalais avec un arsenal d'éclairages et de feux d'artifice. Vers 21 h, des vrombissements de motos se sont fait entendre avant les accords de Girls, Girls, Girls. Au milieu du tube emblématique du métal glam des années 80, deux filles vêtues de bottes de cuir et minishorts se sont élancées au milieu de la scène. Pour finir ont éclaté des pièces pyrotechniques et des bruits d'explosions aux décibels à la limite du supportable.

Boum.

Après Wild Side enjolivée de lasers fluo, Mötley Crüe n'a pas perdu de temps, enchaînant Primal Scream.

Aussi échevelé mais plus enrobé qu'avant, Vince Neil a maintenu son souffle jusqu'à la fin du spectacle sans ménager sa voix nasillarde. Fidèle à ses côtés: le guitariste Mick Mars, le bassiste Nikki Sixx et le batteur assagi Tommy Lee.

Ici, les accords de Rock and Roll Part II de Gary Glitter. Là, Neil a lancé un «Fuck yeah, Montreal!»

Son collègue bassiste Sixx a rappelé les débuts de Mötley Crüe à Montréal en première partie d'Ozzy Osbourne au Forum en 1984. C'était avant Shout Out at the Devil, pièce-titre du deuxième album du quatuor. Après un intermède avec O Fortuna de Carmina Burana, Tommy Lee a servi un impressionnant solo de batterie à bord d'un immense dispositif ressemblant à des montagnes russes qui l'a tourné à l'envers et déplacé dans les airs jusqu'à la moitié du parterre. Spectaculaire. Mick Mars a suivi seul à la guitare et fait valoir ses habiletés techniques.

Pendant plus de 90 minutes, les spectateurs auront été debout, se gavant de chaque succès de Mötley Crüe.

Ils en ont eu pour leur argent avec un spectacle impressionnant.

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NOTE: Ce texte a fait l'objet d'une correction. La chanson Shout Out at the Devil n'est pas la pièce-titre du premier album du quatuor, mais bien du deuxième.

En grande forme, la légende du rock Alice... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE) - image 2.0

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En grande forme, la légende du rock Alice Cooper a tout donné hier.

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Alice Cooper: 100% jouissif

La première partie a aussi été à la hauteur des attentes.

Les yeux maquillés de noir sous sa crinière noire en bataille, Alice Cooper a joué à fond le jeu de son personnage diabolique. Après l'introduction de Vincent Price, les premiers accords de Black Widow ont résonné dans le Centre Bell, puis Cooper a fait son entrée sous une cape noire. Elle cachait un complet noir aux lignes horizontales noires et rouges, orné de têtes de mort. L'ex-alcoolique sauvé par le golf a enchaîné avec No More Mr. Nice Guy en traînant son emblématique cravache.

En grande forme, la légende du rock de 67 ans a tout donné. C'était à croire qu'il avait l'âge de son hymne I'm Eighteen. Le maître de l'illusion et de la mise en scène (devenue délicieusement grotesque et assumée) a notamment interprété Poison, qui date de 1989. Il a lancé des crucifix à la foule pendant Dirty Diamonds avant de permettre à ses fidèles musiciens de multiplier les solos. Il a enfilé un boa sur ses épaules pendant Go to Hell en agitant un fouet. Il a enfilé un sarrau ensanglanté pendant Feed My Frankenstein.

Incarnée par sa femme, la fameuse infirmière diabolique a immobilisé Cooper dans une camisole de force avant de l'achever à la guillotine. Il a ressuscité pour terminer le spectacle avec son hymne School's Out agrémenté d'Another Brick in the Wall de Pink Floyd.

Note finale: 100 % prévisible, 100 % jouissif et aucunement ridicule, ou du moins à peine.

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