Nick Murphy: l'évolution de Chet Faker

Il y a un peu plus d'un an,... (Photo Tyler Mitchell, fournie par Universal )

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Il y a un peu plus d'un an, Chet Faker a annoncé sur sa page Facebook qu'il s'appellerait dorénavant Nick Murphy, son véritable nom. Il voulait ainsi marquer son évolution en tant qu'artiste.

Photo Tyler Mitchell, fournie par Universal 

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Chet Faker n'était pas une vedette. Il est toutefois probable que vous ayez entendu GoldTalk Is Cheap ou Drop the Game sur une liste de lecture ou dans un café. Il s'appelle maintenant Nick Murphy, et sa musique a toujours cette capacité à rehausser l'ambiance. Le musicien australien sera au MTelus demain et samedi, précédé de Charlotte Cardin.

Il y a un peu plus d'un an, Chet Faker a annoncé sur sa page Facebook qu'il s'appellerait dorénavant Nick Murphy, son véritable nom. Il voulait ainsi marquer son évolution en tant qu'artiste. Chet Faker est parvenu à se faire remarquer grâce entre autres à une reprise de No Diggity en 2011, puis par des collaborations avec le producteur Flume ainsi que par les extraits Talk Is Cheap et Gold de son premier album Thinking in Textures.

Il a donné plusieurs spectacles, tourné à travers le monde, participé à plusieurs festivals, dont Osheaga en 2015. Chet Faker avait des admirateurs. Nick Murphy en a toujours.

« Je crois que j'ai développé une nouvelle relation avec mes fans depuis que j'ai changé de nom. Ce n'est pas quelque chose auquel je m'attendais », confie le chanteur de 29 ans.

« C'est incroyable de voir les gens si ouverts d'esprit pendant les spectacles et excités par ce qui s'en vient. Pour être honnête, cela est très significatif pour moi. J'ai souvent tendance à sous-estimer les gens, et ils m'ont vraiment étonné par leur réceptivité. »

- Nick Murphy

Car il n'y a pas que le nom qui ait changé, la musique aussi. Rien de trop draconien, mais elle est plus complexe et riche, moins électro-folk. En mai dernier, Nick Murphy a lancé Missing Link, un premier EP sous son nouveau nom. Cinq chansons, dont une produite par le Québécois Kaytranada, qui devaient faire le pont entre ce qui existait déjà et ce qui allait suivre.

« Je crois que cette définition a changé. Avec du recul, je ne pense pas qu'il s'agisse de mon nouveau son, mais plutôt d'une nouvelle couleur dans ma palette », estime l'auteur-compositeur-interprète.

EXPÉRIMENTATION EN DIRECT

« Récemment, j'essaie de ne pas trop penser et de passer davantage à l'action. » Nick Murphy applique ce principe en studio, mais aussi sur scène. À quoi les spectateurs qui seront au MTelus, l'ancien Métropolis, peuvent-ils ainsi s'attendre ? 

« J'expérimente, alors le spectacle n'est jamais le même que le précédent. Je change la setlist tous les soirs et je joue plusieurs nouvelles chansons. Certaines que je suis toujours en train d'écrire ou que je n'ai pas encore enregistrées, précise-t-il. Je joue de différents instruments. J'ai acheté un piano et j'aime en jouer sur scène. Présentement, je préfère utiliser de véritables instruments plutôt que leur variante électronique. »

Ceux qui l'ont déjà vu en spectacle vont certainement vivre une expérience fort différente. Surtout que la plus grande fierté du Merlbournais barbu est la progression de sa performance scénique. « Quand j'ai commencé, j'étais assis derrière mon clavier et je ne parlais presque pas à la foule. J'étais très nerveux et j'avais parfois des crises d'angoisse sur scène. Maintenant, je suis debout, je bouge plus, je danse un peu et  je suis beaucoup plus à l'aise et heureux de donner un spectacle. »

Au MTelus, vendredi et samedi, 20 h, précédé de Heathered Pearls et de Charlotte Cardin.




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