Le public a copieusement hué Justin Bieber dès l'instant où son visage est apparu sur l'écran géant du stade. Il a encore subi les sifflets quand le maître de cérémonie a prononcé son nom, et de nouveau pendant toute sa prestation sur scène, où il a chanté ses succès Boyfriend et Beauty and a Beat, mâtinés d'accents disco.
Si cet accueil glacial l'a ému, le chanteur de tout juste 18 ans n'en a rien laissé paraître. Bien au contraire: «Merci beaucoup le Canada! Je vous aime», a-t-il lancé à la foule.
La Ligue canadienne de football (CFL) espérait rallier à sa cause dimanche les millions de fans qui suivent Justin Bieber comme son ombre, mais ce n'est pas la première fois que les artistes se produisant lors de la mi-temps ont du mal à soutenir la comparaison avec des poids lourds tels que Nickelback ou Lenny Kravitz, très appréciés par les partisans de football en Amérique du Nord.
«Vous savez, J-Biebs (Justin Bieber) n'a rien à voir avec le football. Pas plus d'ailleurs que Carly Rae Jepsen», a témoigné Ryan Prisque, un fan de football de 22 ans, originaire de Calgary.
Carly Rae Jepsen, 27 ans, révélation canadienne de l'année écoulée, a reçu un accueil mitigé lors de la même mi-temps. Elle a en revanche tiré son épingle du jeu avec la reprise de son dernier titre The Kiss, puis du morceau qui l'a lancée, Call Me Maybe.