La presse écrite réclame un peu d'amour d'Ottawa

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Quelque 43 % des emplois ont disparu dans l'industrie de la presse écrite au Québec depuis 2009.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

En ce jour de Saint-Valentin, les artisans de la presse écrite, dont l'industrie est en crise depuis quelques années, en profitent pour demander un peu d'amour au gouvernement fédéral et à la population en général.

À l'approche du dépôt du budget fédéral, la présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), Pascale St-Onge, se rend à Ottawa pour y présenter la lettre réclamant un soutien urgent pour la presse écrite préparée par plusieurs personnalités publiques et organismes en novembre dernier et signée depuis par plusieurs milliers de Québécois. Elle sera accompagnée de journalistes du quotidien Le Droit et d'autres médias québécois ainsi que d'un représentant de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) pour rencontrer les élus et sénateurs au parlement.

L'objectif est de maintenir la pression sur le gouvernement Trudeau pour que le soutien promis se concrétise dans le prochain budget.

La crise de la presse écrite découle principalement du fait que les grandes plateformes numériques telles que Google et Facebook accaparent désormais de l'écrasante majorité des revenus publicitaires en diffusant les contenus des médias écrits sans payer un sou. Or, ces revenus publicitaires sont requis par les médias pour produire une information professionnelle.

Parallèlement, ces géants du web bénéficient d'un traitement fiscal qui les avantage par rapport au reste de l'industrie puisqu'ils échappent à la taxation canadienne.

Plusieurs médias, notamment des journaux et hebdomadaires, ont fermé leurs portes récemment, la plus récente saignée étant survenue lorsque Torstar et Postmedia ont mis la clé dans la porte d'une trentaine de publications en décembre dernier.

Outre la démarche à Ottawa, plusieurs journalistes de la presse écrite de Montréal seront à l'UQAM pour répondre aux questions de la population, rencontre qui permettra de faire un état des lieux sur la crise des médias au Québec et au Canada.

À Québec, plusieurs employés du quotidien Le Soleil se feront « camelot d'un jour » sur le parvis de l'Église Saint-Roch, où ils iront à la rencontre de leurs concitoyens. Ils organiseront également un vox pop pour connaître leurs habitudes en matière d'information et distribueront du coup des informations sur la crise des médias.

À Saguenay, ce sont des employés du Quotidien qui iront à la rencontre d'étudiants à l'UQAC, afin de répondre à leurs questions.

Leurs collègues du Nouvelliste de Trois-Rivières, eux, se déploieront au coin du boulevard des Forges et de la rue Royale ainsi qu'au centre commercial des Rivières pour faire le même travail de sensibilisation et d'information.

L'Abitibi ne sera pas de reste, alors que le journaliste de La Frontière et du Citoyen, Thierry De Noncourt, sera présent à l'UQAT afin d'y rencontrer étudiants et citoyens.




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