Charlie Hebdo: Luz ne dessinera plus Mahomet

Luz tient une copie du numéro des «survivants»... (Photo: archives AFP)

Agrandir

Luz tient une copie du numéro des «survivants» de janvier.

Photo: archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Attentats à Paris

International

Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
Paris

Luz, auteur de la Une controversée du numéro de Charlie Hebdo paru après la tuerie de janvier, déclare qu'il ne dessinera plus le personnage de Mahomet, dans un entretien au magazine Les Inrockuptibles, paru mercredi.

«Je ne dessinerai plus le personnage de Mahomet, il ne m'intéresse plus. Je m'en suis lassé, tout comme de celui de Sarkozy. Je ne vais pas passer ma vie à les dessiner», déclare-t-il en réponse à une question sur cette couverture «devenue mondialement célèbre». Alors qu'on l'interroge sur une déclaration de Philippe Val, l'ancien patron de Charlie Hebdo, qui avait estimé, peu après l'attentat, que les terroristes avaient gagné, il rétorque: «J'ai sauté au plafond en entendant ça».

«C'est tellement dingue. Il n'est plus lui-même, ce garçon, et il ne parle qu'en son nom. Il n'est plus Charlie, il n'est pas Charlie. Il fait juste partie de l'histoire de Charlie. Il est dans le déni de ce qu'il a été pour ce journal», ajoute-t-il.

«Les terroristes n'ont pas gagné. Ils auront gagné si la France entière continue d'avoir peur», conclut-il en estimant qu'il s'agit du «ressort du FN».

Le numéro des «survivants» de janvier, avec la caricature de Mahomet en couverture, tenant une pancarte «Je suis Charlie», et le surtitre «Tout est pardonné», avait suscité des manifestations parfois violentes dans plusieurs pays musulmans.

Sorti une semaine après la tuerie perpétrée par deux djihadistes, le 7 janvier, qui avait fait 12 morts, il avait été diffusé à 8 millions d'exemplaires, un record historique pour la presse française.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer