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C.A. de Télé-Québec: les candidats du PQ défaits peuvent rester

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Le gouvernement Marois a nommé Lorraine Pintal, Alexis Deschênes et Dominique Payette, membres du conseil d'administration de la télé publique.

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(Québec) Les trois membres du conseil d'administration de Télé-Québec qui se sont portés candidats pour le Parti québécois (PQ) aux dernières élections peuvent rester s'ils cessent leurs activités partisanes.

C'est ce que croit Michèle Fortin, présidente et directrice générale de Télé-Québec. «Certains d'entre eux ont téléphoné pour savoir ce qui serait approprié. On est dans une situation sans précédent, nous n'avions jamais eu de membre du conseil qui s'était porté candidat. Cette année, on en a trois!», souligne Mme Fortin.

Le gouvernement Marois a nommé Dominique Payette, Lorraine Pintal et Alexis Deschênes membres du conseil d'administration de la télé publique. Or, aux dernières élections, les trois se sont portés candidats pour le PQ, respectivement dans Charlesbourg, Verdun et Trois-Rivières.

Pour Mme Fortin, le fait qu'ils aient été candidats n'est pas incompatible avec leurs responsabilités comme membres du conseil, s'ils cessent leurs activités partisanes. Ils devront déterminer si cet engagement politique était un concours de circonstances, ou s'ils veulent continuer de militer. «S'ils veulent continuer à être très actifs, ils devraient peut-être envisager de se détacher de fonctions comme ça. Mais la loi dit qu'ils ont le droit de revenir!», dit Mme Fortin.

«Ce sont tous des gens qui croient au mandat de Télé-Québec. J'ai été nommée par les libéraux, j'ai travaillé avec les péquistes, je reviens avec les libéraux, cela ne change rien», soutient Mme Fortin.

Les régions

Dans un entretien avec La Presse vendredi, Mme Fortin tenait surtout à nier que le diffuseur soit pratiquement «inopérant» en région à la suite de compressions budgétaires successives. «On va passer par une période de turbulences, mais durant cette période-là, Télé-Québec est gagnante, elle est fidèle à son mandat et est en train de donner un rôle actif dans toutes nos régions, ce que les autres ne font pas. On avance là-dedans, les autres reculent.»

Les stations régionales produisent pour une plateforme web depuis cette année. Auparavant, elles produisaient 26 émissions de 30 minutes par année en provenance de 9 régions. «Les régions n'ont jamais autant travaillé pour mettre en évidence toute la culture du Québec, que les médias traditionnels ne véhiculent pas. La Fabrique culturelle compte plus de 1000 capsules, dont plus de la moitié viennent des stations régionales de Télé-Québec.» Il serait «prématuré», selon Mme Fortin, d'envisager que Télé-Québec soit présente uniquement sur le web. «C'est encore la télé qui est le sauveur, le leader de l'ensemble de l'opération», insiste-t-elle.

Le financement public de Télé-Québec «est régressif depuis 20 ans». «Mais on continue à aller chercher des prix Gémeaux, notre part de marché chez les jeunes et les familles continue à augmenter», insiste Mme Fortin. Bien sûr, avec les compressions, «on devient dépendant des orientations, mais c'est difficile pour tout le monde». «J'étais avec le propriétaire de V, la semaine dernière, ils ont des problèmes. La Presse envisage de quitter le papier pour aller sur une tablette, l'industrie est en profonde mutation!», lance-t-elle.

Le gouvernement compte revoir ce poste de dépenses, qui sera scruté par la future commission d'examen permanente sur la revue de programmes.




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