Juste pour rire optimiste pour la suite

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Le nouvel acquéreur de Juste pour rire devra notamment statuer sur deux questions majeures liées à la fin de l'entente entre Juste pour rire et TVA, mais aussi avec la Place des Arts.

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Juste pour rire
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Les rumeurs vont bon train depuis la démission, le 18 octobre dernier, de Gilbert Rozon à la tête du Groupe Juste pour rire. À la veille de l'acquisition du fleuron de l'humour québécois par des acheteurs potentiels, La Presse a fait le point sur les derniers développements dans cette affaire.

Festival Juste pour rire

Pour Pierre Marc Johnson, président du conseil d'administration du Festival Juste pour rire, il reviendra au nouveau propriétaire du groupe de prendre la plupart des décisions importantes entourant la prochaine édition du festival (organisme à but non lucratif qui contracte avec le Groupe Juste pour rire, qui compte une vingtaine de filiales).

Le nouvel acquéreur devra notamment statuer sur deux questions majeures liées à la fin de l'entente entre Juste pour rire et TVA, mais aussi avec la Place des Arts. «Il y aura des galas. Mais le nouveau propriétaire devra décider où ils seront diffusés. En ce qui a trait au lieu où ils se dérouleront, je ne peux pas vous le confirmer. Tout va dépendre encore une fois du nouveau propriétaire», explique Pierre Marc Johnson.

Le président du conseil d'administration se dit peu inquiet à l'idée de réussir à attirer de nombreux artistes cet été, malgré la nouvelle coalition d'humoristes qui mettront sur pied leur propre événement en parallèle.

«La rumeur circule qu'il n'y aurait pas d'exclusivité. La nouvelle administration de Juste pour rire décidera qui elle veut solliciter pour les galas», précise-t-il.

Du côté de Just For Laughs, volet anglophone du festival, Pierre Marc Johnson est très confiant.

«Nous n'avons eu aucune annulation du côté anglophone. C'est comme si rien ne s'était passé! C'est une partie du festival qui a pris de l'ampleur au fil des ans, attirant plus de 100 000 visiteurs de l'extérieur du Québec.»

Parmi les spectacles confirmés pour le prochain festival, on compte pour le moment Edmond, une pièce de l'auteur français Alexis Michalik qui sera mise en scène par Serge Denoncourt. On ignore encore pour le moment où elle sera présentée. «On a obtenu les droits. Je ne sais pas dans quelle salle elle sera présentée. Il y a un portefeuille de salles et l'évaluation se fera en cours de route, par le nouveau propriétaire très bientôt», explique M. Johnson.

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Pierre Marc Johnson, président du conseil d'administration du Festival Juste pour rire

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Juste pour rire spectacles

Cette division consacrée à la production de spectacles d'humour est dirigée par Luce et Lucie Rozon, les soeurs jumelles de Gilbert Rozon. Les deux femmes d'affaires ont répondu aux questions de La Presse par courriel, encore trop ébranlées par le scandale entourant leur frère.

«L'émotivité étant encore très présente, nous ne sommes pas encore prêtes à parler publiquement. Nous attendons l'arrivée imminente du nouveau propriétaire pour s'asseoir avec lui et regarder vers l'avenir. D'ici là, nous continuons l'ensemble de nos activités comme avant avec nos artistes et nos spectacles, comme le Slava Snow Show», ont-elles précisé.

Juste pour rire Spectacles produit des artistes comme Rachid Badouri, Maxim Martin ou Jean-Marc Parent, et Lucie Rozon gère également la carrière d'André Sauvé. «Tous les artistes sont restés. Ils attendent comme nous la vente de l'entreprise. Je représente toujours André Sauvé», a précisé Lucie Rozon à La Presse.

Zoofest

Dirigé par Patrick Rozon, neveu de Gilbert Rozon, ce festival est considéré comme étant le petit cousin «champ gauche» de Juste pour rire, mettant en vedette des artistes de la relève. Organisme à but non lucratif, le Zoofest fonctionne grâce aux subventions qu'il reçoit et à ses commandites, mais ne reçoit aucun investissement du Groupe Juste pour rire. Il sera donc très peu touché par la vente de l'organisation.

Lucie et Luce Rozon, directrices de Juste pour... (Photo David Boily, archives La Presse) - image 3.0

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Lucie et Luce Rozon, directrices de Juste pour rire Spectacles

Photo David Boily, archives La Presse

«On a une liberté créative, mais aussi au niveau de la gestion par rapport au groupe», précise Patrick Rozon. «Zooofest n'a pas été touché. Ce qui est intéressant, c'est que la relève a toujours eu confiance en ce festival. On avait déjà amorcé des discussions qui se sont poursuivies, on sait déjà qui sera là, même si on n'annoncera la programmation qu'en février», ajoute le directeur du festival qui célébrera l'an prochain ses 10 ans.

«On va amener différentes nouveautés, comme une série de 10 spectacles qui rendront hommage à Zoofest, où des artistes qui se sont fait découvrir par les festivals vont présenter un show. On va aussi annoncer un directeur artistique de notre volet théâtral, un spectacle spécial immersif de deux heures avec des comédiens costumés, mais également un Zoofest Paris à l'automne 2018», lance Patrick Rozon, qui planche sur une version parisienne de trois jours de son festival, où des artistes québécois se produiront.

JPR Management

Division créée il y a six ans, Juste pour rire Management est détenue à 50 % par le Groupe JPR et à 50 % par François Simard et Gisèle Barry, qui gèrent la carrière d'une dizaine d'humoristes qui ont tous renouvelé leur confiance auprès d'eux.

«On a conservé tous nos clients. On s'est fait poser de bonnes questions, et la vente a rassuré pas mal de monde. On représente des artistes comme Eddy King, qui sort son premier spectacle en septembre prochain, ou Neev, qui va amorcer une tournée à travers le Québec. On a bâti une relation de confiance. Ils ont pris un peu de recul et ont choisi de rester avec nous. On regarde de l'avant et on a hâte de voir qui sera notre nouvel acheteur», confie François Simard.




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