Six découvertes à Mundial Montréal

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Alain Brunet 
La Presse

Consacré à la découverte de musiciens d'ici et d'ailleurs, Mundial Montréal, qui s'inscrit désormais sous le parapluie de Hub Montréal, débute ce soir. Voici six artistes qui piquent la curiosité de notre journaliste.

Leyla McCalla

Au Lion d'Or, ce soir, 21 h

Le programme de cette soirée d'ouverture a pour objet de canaliser l'énergie féminine, d'où qu'elle provienne. L'occasion de découvrir Leyla McCalla, native de la grande région de New York et dont les parents sont haïtiens. Violoncelliste, banjoïste et guitariste, elle allie les traditions afro-américaines et créoles antillaises, et chante en anglais, en créole et en français. Elle se produira d'ailleurs avec son mari québécois, Daniel Tremblay, ex-membre de la formation montréalaise Canailles. Également au programme: la formation canadienne Turkwaz, dont les musiques transhument aux frontières de l'Occident et de l'Orient, soit dans les régions turque, bulgare, macédonienne, grecque ou albanaise; le folk de la Groenlandaise Nive Nielsen et son groupe The Deer Children; l'afro-folk de la Torontoise Kaia Kater; et l'indie-folk-rock de l'Inuite Tiffany Ayalik et son groupe Quantum Tangle.

New Canadian Global Music Orchestra 

Au Petit Campus le 15 novembre, 15 h 45

Constitué pour les célébrations du 150anniversaire du Canada et celles du Conservatoire royal de musique, cet ensemble de 12 «nouveaux Canadiens» incarne l'«Immigration Nation». Les musiciens de ce supergroupe ont été sélectionnés parmi une centaine de prétendants issus de 47 pays. Ils travaillent à fusionner leurs cultures respectives, sous la direction de David Buchbinder. Autre ensemble fort intéressant au programme, Haram et son leader Gordon Grdina (oud) font dans l'avant-world; imaginées à Vancouver, ces musiques sont traversées par le jazz contemporain et les traditions du Levant. L'ensemble coréen Noreum Machi et le groupe fusion Rakkatak (indie pop et style hindustani) seront également de la partie.

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Kalàscima

Photo tirée de la page Facebook des artistes

Kalàscima

Au Petit Campus, le 15 novembre, 20 h 30

La formation italienne Kalàscima est l'une des meilleures prises de Mundial Montréal cette année, car elle nous offre de l'inédit en greffant aux musiques et danses anciennes d'Italie méridionale (la tarentelle, notamment) une esthétique électronique en phase avec le XXIsiècle; voix incarnées, instrumentations traditionnelles et numériques s'y croisent magnifiquement! Par ailleurs, on a entendu Lamia Yared et l'Ensemble Zaman au Festival du monde arabe de Montréal, mais encore trop peu de Montréalais ont été conquis par la voix splendide de cette Montréalaise d'origine libanaise ainsi que par les directions de son répertoire, notamment les formes mouachah (Levant) et sanat muzigi (Turquie et ex-empire ottoman). À cette même soirée se produiront le Montréalais d'origine marocaine Rebel Moon, la formation transculturelle française Lo'Jo, le chanteur canadien de souche ghanéenne Kae Sun et le rappeur franco-colombien Rocca.

William Prince

Au Divan Orange, le 16 novembre, 15 h

Gagnant d'un prix Juno et auteur-compositeur- interprète de la Première Nation de Peguis, au Manitoba, le chanteur et songwriter William Prince canalise son énergie créatrice à travers une superbe voix de baryton et une instrumentation folk au service de très beaux récits mis en rimes, puisés dans l'imaginaire et l'intimité autochtones d'hier et d'aujourd'hui. Consacré à la chanson actuelle issue des Premières Nations, ce programme inclut l'approche americana de la métisse Amanda Rheaume, originaire d'Ottawa, ainsi que le folk incarné de Lacey Hill, issue de la grande réserve des Six Nations, à l'instar du grand Robbie Robertson.

AvevA... (Photo Harel Dahary, tirée de la page Facebook de l’artiste) - image 3.0

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AvevA

Photo Harel Dahary, tirée de la page Facebook de l’artiste

AvevA

À la Sala Rossa, le 16 novembre, 20 h 30

Dans le circuit world, on dit énormément de bien de l'auteure-compositrice-interprète israélo-éthiopienne Aveva Dese, établie à Tel-Aviv. Sa musique est un mélange explosif de groove nubien issu de la communauté juive d'Éthiopie, mais aussi de rythmes en vogue dans la métropole d'Israël, à commencer par le reggae jamaïcain et la soul afro-américaine. Nouvelle star au firmament! La liste de cette soirée est longue: jazz manouche de Christine Tassan et ses Imposteures, la chanteuse d'origine centrafricaine Laetitia Zonzambé, le folk-trad de chambre signé The Bombadils, le chanteur égyptien Ramy Essam, le tandem italien Ilaria Graziano & Francesco Forni, le reggaeman torontois Exco Levi.

Roberto Carlos López

Au Groove Nation, le 17 novembre, 21 h

Prévue au Groove Nation, la soirée de clôture présentera le guitariste et compositeur montréalais d'origine colombienne Roberto Carlos López. Pour le dernier chapitre de sa trajectoire créatrice, soit le récent album Criollo Electrik, il a peaufiné, perfectionné et transcendé ce qui le passionnait dans les années 70, alors qu'il vivait à Bogota: rock, funk, cumbia ou afrobeat en espagnol, fort en distorsion. On imagine que le plat principal de la soirée sera le groupe torontois Kobo Town que dirige le songwriter Drew Gonsalves, d'origine trinidadienne. Where the Galleon Sank, son plus récent opus, met de l'avant une hybridation singulière de cultures pop, rock ou anglo-antillaise. Qui plus est, on aura l'occasion de découvrir le Guatémaltèque Doctor Nativo au cours de cette ultime soirée.

http://mundialmontreal.com/




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