Mile Ex End Musique Montréal, nouvel acteur dans l'arène

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Moins d'un an après sa création, le collectif MishMash - une initiative de XPND Capital, dont Alexandre Taillefer est l'associé principal - a dévoilé hier matin la programmation de Mile Ex End Musique Montréal, un tout nouvel événement musical qui se tiendra les 2 et 3 septembre sous le viaduc Van Horne et qui mettra en vedette des têtes d'affiche comme Patrick Watson, City and Colour et Cat Power.

Mile Ex End Musique Montréal n'est pas un festival. C'est le message qu'a clairement tenu à passer Claude Larivée, président de La Tribu, l'une des entreprises membres de MishMash, avec Groupe Piknic Électronik notamment.

«C'est plutôt deux jours de concerts exceptionnels. Il y a une nuance à faire, car le mot festival commence à être un peu galvaudé. Les gens trouvent de plus en plus que les festivals sont devenus trop grands, trop gros. Avec Mile Ex End Musique Montréal, nous sommes dans un quartier vivant où habitent des familles, à dimension humaine», lance-t-il d'entrée de jeu. Un positionnement qui vise de toute évidence à se démarquer de l'offre musicale foisonnante proposée tout au long de l'été à Montréal, du Festival de jazz à POP Montréal en passant par Osheaga.

Première manifestation d'une série de projets du genre pilotés par MishMash, Mile Ex End Musique Montréal se donne ainsi pour mission de contribuer à faire rayonner les talents montréalais consacrés ou prometteurs qui seront en spectacle de 12 h à minuit sur les trois scènes installées sous le viaduc Van Horne, entre les rues Henri-Julien et Marmier.

«Le Mile End est l'endroit où la scène musicale montréalaise indépendante a resurgi il y a quelques années. Le Mile Ex, un quartier en devenir», explique Claude Larivée, expliquant la dénomination de son événement, qui pourra accueillir un maximum de 10 000 amateurs de musique pendant le week-end de la fête du Travail.

«Patrick Watson prépare un spectacle sur mesure sur la scène située sous le viaduc. On veut mettre en valeur le talent des Montréalais qui rayonnent à l'extérieur comme Godspeed [You! Black Emperor]. On a aussi invité des talents émergents comme Busty and The Bass ou Megative», précise Claude Larivée, qui a également convié des artistes comme City and Colour et Cat Power à se joindre à la programmation aux côtés de Charlotte Cardin, Basia Bulat et Suzanne Vega.

Entièrement indépendant, Mile Ex End Musique Montréal n'a demandé aucune subvention ni commandite pour sa première présentation. «C'est une force dans le milieu de la musique et ça permet d'avoir des gens dans la programmation qui, sans ça, n'auraient pas été là», lance le président de La Tribu.

Alexandre Taillefer et Claude Larivée font partie de... (Photo Robert Skinner, La Presse) - image 2.0

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Alexandre Taillefer et Claude Larivée font partie de l'équipe responsable du nouvel événement Mile Ex End Musique Montréal.

Photo Robert Skinner, La Presse

La compétition surprise

Mile Ex End Musique Montréal prendra son envol un mois après Osheaga et tout juste une semaine avant POP Montréal.

«On n'a pas fait ça pour déranger. On existe déjà en tant que promoteur de spectacles, producteur et propriétaire de salles. Alors on cohabite déjà avec ces gens-là en paix. On espère qu'ils vont nous accueillir de la même manière», précise Claude Larivée.

Réunis à quelques rues du viaduc Van Horne le même matin afin d'annoncer Sessions 375, quatre événements spéciaux en lien avec le 375anniversaire de Montréal, les directeurs de quatre des plus gros festivals montréalais ont été quelque peu surpris par l'arrivée de Mile Ex End Musique Montréal sur leur terrain de jeu.

«Je ne suis pas terriblement emballé par tout ça. C'est très proche des dates de POP Montréal, qui est une petite organisation qui prend ses racines depuis 20 ans sur le Plateau et dans le Mile End», soutient Dan Seligman, directeur créatif et cofondateur de POP Montréal.

«Je trouve ça un peu opportuniste d'appeler ton événement Mile Ex End quand il se déroule à Rosemont. On ne peut pas blâmer les artistes qui ont une opportunité de plus de se produire. J'espère seulement qu'il y aura de la place pour tout le monde», ajoute M. Seligman.

Laurent Saulnier, vice-président à la programmation du Festival international de jazz de Montréal, ne voit pas quant à lui l'arrivée de l'événement organisé par MishMash comme une menace. «Il n'y aura aucun doublon. Beaucoup de ces artistes ont déjà été présentés chez nous. La dilution ne me fait pas peur. On va les laisser aller et on verra bien. Ça se peut que j'y sois, même! Par contre, je ne sais pas comment le Festival de musique émergente (FME) va prendre ça, car c'est le même week-end», observe-t-il.

Nick Farkas, vice-président, concerts et événements du festival Osheaga, semble voir Mile Ex End Musique Montréal comme la manifestation d'une saine compétition. «C'est toujours un défi pour les programmateurs de monter une programmation par rapport aux autres événements. On est en compétition sur un marché global pour Osheaga: on est la même fin de semaine que Lollapalooza à Chicago et on se parle tout le temps pour ne pas avoir le même line-up. Sans compétition, on a tendance à s'asseoir sur ses lauriers», conclut Nick Farkas.




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