12e Escales improbables: Droit de parole avec Atlas

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À Montréal comme à Lisbonne (photo), une centaine de personnes participent au spectacle Atlas.

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Mario Cloutier

Les 12es Escales improbables débutent demain et se poursuivent jusqu'au 12 septembre. À babord et à tribord du festival, que de l'inédit et du surprenant, de l'inattendu et de l'inespéré. Nous vous présentons les coups de coeur de la programmation et un spectacle portugais, Atlas, dont vous êtes le héros.

Le géant Atlas tenait le monde au bout de ses bras, selon la mythologie. Ana Borralho et João Galante font de même avec le spectacle qu'ils présentent aux 12es Escales improbables.

Dans Atlas, ils donnent la parole à tous. Ils dressent un tableau de la société. Ils travaillent collectivement tout en respectant les individus. Accessoirement, ils font un gros party avec 100 personnes et dirigent une «agence de rencontres».

«Ce sont des gens ordinaires qui deviennent immédiatement des artistes sur la scène, résume João Galante. Notre expérience nous a montré que les gens veulent s'exprimer et qu'ils le font avec leur coeur.»

Crise et création

À l'origine de cette création collective, la crise financière portugaise qui a amené João et sa complice Ana à agir.

«Les gens étaient dans la rue, dit-elle. Ils voulaient être entendus face à la situation critique que l'on vivait. L'art peut servir à revendiquer.»

À Montréal comme à Lisbonne, une centaine de personnes participent au spectacle. Pendant une semaine, elles ont répété et ont appris à «prendre la parole» pour dire ce qu'elles vivent dans leur ville, leur famille, leur travail.

À partir d'une phrase d'une chanson enfantine portugaise - «si un éléphant dérange beaucoup de gens, deux éléphants dérangent encore plus» -, chaque membre du groupe la reprend à sa façon et selon son contexte individuel.

«Les gens aiment parler d'eux. Ils abordent toutes sortes de sujets comme la politique, l'économie ou leur ville. Et ils viennent de toutes les couches de la société: architecte, prostituée, dentiste, mère de famille, retraité, personne handicapée... Nous avons donné la parole à toutes sortes de gens depuis quatre ans», dit João.

Chacun apporte son petit bagage avec lui et repart avec un plus gros encore.

«Après le spectacle, les gens ne veulent plus se quitter. C'est très émotif. Nous avons vu se créer des amitiés, des couples, des groupes Facebook. Atlas brise des barrières en sortant les gens de leur vie normale quotidienne», conclut Ana.

Le spectacle Atlas sera présenté les 11 et 12 septembre à la maison de la culture Frontenac.

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