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Programmation estivale du Musée des beaux-arts du Canada: cap sur le Canada !

Parement d'autel dit de l'Immaculée Conception, seconde moitié... (Photo fournie par le MBAC)

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Parement d'autel dit de l'Immaculée Conception, seconde moitié du XVIIe siècle, mère Marie Lemaire des Anges, broderie au fil d'or et au fil d'argent. Musée des Ursulines de Québec, collection du monastère des Ursulines de Québec.

Photo fournie par le MBAC

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Marquée par le 150e anniversaire du Canada, la programmation estivale du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) s'intitule Nos chefs-d'oeuvre, nos histoires. Elle profite d'une réorganisation des galeries du musée d'Ottawa. La présentation d'une partie de sa collection s'intitule désormais Art canadien et autochtone et comprend un volet photographique qui, cet été, est consacré à la période 1960-2000.

Tunique de chasse, v. 1840, artiste naskapie inconnue, manteau pour... (Photo fournie par le MBAC) - image 1.0

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Tunique de chasse, v. 1840, artiste naskapie inconnue, manteau pour aller chasser, en peau de caribou, peinture, fil, laine et perles de verre. Mesures sur le mannequin : 95 cm x 80 cm x 50 cm. Acheté en 2014 par le Musée des beaux-arts du Canada.

Photo fournie par le MBAC

La bataille de Sainte-Foy, v. 1854, Joseph Légaré, huile sur... (Photo fournie par le MBAC) - image 1.1

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La bataille de Sainte-Foy, v. 1854, Joseph Légaré, huile sur toile, 49,5 cm x 74,3 cm. Acheté en 1975 par le Musée des beaux-arts du Canada.

Photo fournie par le MBAC

« On a décidé de présenter art canadien et art autochtone en même temps, a expliqué d'entrée de jeu, mardi, le directeur général du Musée des beaux-arts du Canada, Marc Mayer, lors d'une visite à La Presse. On veut que, de façon formelle et pour toujours, on puisse raconter les deux histoires ensemble et ne pas les séparer. »

La présentation bénéficie de la refonte architecturale des salles qui accueillaient la collection d'art canadien et autochtone, refonte signée par le designer et muséographe français Adrien Gardère. « Avec des vitrines géniales, sans interférences entre nous et l'objet », lance Marc Mayer.

ART CANADIEN ET AUTOCHTONE : DES TEMPS IMMÉMORIAUX JUSQU'EN 1967

Cette exposition évoquera, avec quelque 600 oeuvres, autant l'implantation des cultures européennes en terre canadienne ou les arts traditionnels autochtones que l'art canadien dans son évolution sur plus de deux siècles.

« Et on commencera l'histoire de l'art européen au Canada avec mère Marie Lemaire des Anges, la première artiste européenne à pratiquer son art ici, une ursuline et brodeuse de génie au fil d'or et au fil d'argent, au XVIIe siècle », dit Marc Mayer.

Suivront des oeuvres d'art autochtone (vêtements, chaussures, peintures, etc.) et des créations d'artistes canadiens tels que Joseph Légaré, Lucius O'Brien, Emily Carr, James Wilson Morrice, Tom Thomson, Prudence Heward, Daphne Odjig, Paul-Émile Borduas, Norval Morrisseau, Alex Colville et John Vanderpant.

Marc Mayer a pris la résolution de mélanger, dans les mêmes salles, art canadien et art autochtone. « Car il y a eu une influence des deux côtés et c'est ça que je trouve important, dit-il. Cette relation, entre nous et les autochtones, nous distingue au Canada. L'influence a été dans les deux sens, parfois c'était du "forcing", parfois c'était par pure séduction. Et c'est l'espace entre les deux qui représente vraiment l'histoire du Canada, sa spécificité. »

À partir du 15 juin

ART CANADIEN ET AUTOCHTONE : DE 1968 À NOS JOURS

L'exposition d'art contemporain canadien et autochtone, qui s'ouvrira dans une semaine dans les salles d'art contemporain du MBAC, couvre les thèmes et les courants qui ont sculpté le paysage des arts visuels canadiens depuis 1968. Elle présentera, sur 2 étages et dans 12 salles, plus de 150 sculptures, peintures, vidéos, installations, dessins et photographies d'une centaine d'artistes, dont Geneviève Cadieux, Annie Pootoogook, Carl Beam, Shary Boyle, Jackoposie Oopakak, Joyce Wieland, Rita Letendre, Brian Jungen et Geoffrey Farmer.

« Dans la dernière salle, on ne parvient pas à distinguer la différence entre artistes autochtones et non autochtones, dit Marc Mayer. Il faut dire qu'avec l'apparition de l'art conceptuel et des nouvelles technologies, c'est difficile de comparer ça avec l'étage inférieur, avant 1968. »

L'an prochain, cette exposition sera renouvelée avec des oeuvres d'autres artistes.

Du 3 mai 2017 au 6 mai 2018

LA PHOTOGRAPHIE AU CANADA, 1960-2000

Organisée par l'Institut canadien de la photographie, cette exposition explore 40 ans de tendances photographiques au Canada, que ce soit le photojournalisme, la photographie documentaire, la photo d'art ou la photo conceptuelle. On y retrouve 100 oeuvres de 71 artistes, tels qu'Edward Burtynsky, Raymonde April, Michael Snow, Suzy Lake, Jeff Wall, Gabor Szilasi, David McMillan, Jin-me Yoon, Lynne Cohen, John Massey, Ken Lum ou encore Angela Grauerholz, et une scénographie signée par la conservatrice Andrea Kunard qui a opté pour une présentation des images par thèmes.

Parallèlement, et jusqu'au 10 septembre, le musée propose PhotoLab 2 : Quand les femmes prennent l'art au mot, avec 14 créations vidéo et photographiques réalisées, à partir de la collection du musée, par Lorna Boschman, Susan Britton, Sara Diamond, Guerrilla Girls, Jenny Holzer, Mary Kunuk, Shelley Niro, Lorna Simpson, Lisa Steele et Carrie Mae Weems.

Jusqu'au 17 septembre

COMPRENDRE NOS CHEFS-D'OEUVRE - L'ART EN HÉRITAGE : RON MOPPETT ET DAMIAN MOPPETT

Voici une exposition qui met en parallèle les créations et l'approche esthétique de deux artistes du monde de l'art contemporain canadien : le peintre Ron Moppett (un Albertain d'origine britannique) et son fils, l'artiste multidisciplinaire Damian Moppett, qui s'exprime en vidéo, photographie, sculpture, dessin et peinture.

« L'un a formé l'autre, dit Marc Mayer. On voit un véritable dialogue entre les deux artistes, un fils qui admire son père, mais qui veut s'en distinguer... »

Du 12 mai au 10 septembre

Au Musée des beaux-arts du Canada (380, promenade Sussex, Ottawa). Horaires estivaux : du vendredi au mercredi de 9 h 30 à 18 h, le jeudi de 9 h 30 à 20 h.

La virée des galeries en bref

FESTIVAL MURAL

Le festival Mural a révélé, hier, les noms des artistes qui s'exprimeront sur des façades de la métropole lors de sa cinquième présentation, du 8 au 18 juin. Il s'agit de Ron English (États-Unis), INSA (Royaume-Uni), 1010 et Mad C (Allemagne), Ricardo Cavolo, Nuria Mora et Ruben Sanchez (tous trois d'Espagne), Fintan Magee (Australie), Smitheone (Mexique), Onur (Suisse) et des Canadiens Fluke et Dodo (de A'Shop), Ola Volo, SBuONe, Scribe csx, Kevin Ledo, Monosourcil, Mort, Aydin Matlabi et Miss Me. Mis à part autour du boulevard Saint-Laurent, une partie de la programmation aura lieu cette année dans le Vieux-Montréal, où Mural présentera sa troisième Foire d'art Mural (FAM) au Marché Bonsecours (famartfair.com). Les groupes participant aux quatre grands événements musicaux du festival seront annoncés plus tard.

VIRÉE EXPO 67

Le musée McCord, le musée Stewart et la Biosphère s'associent pour célébrer le 50e anniversaire de l'ouverture des portes d'Expo 67. Virée Expo 67 permettra, demain seulement, de 10 h à 21 h, de découvrir, aux trois endroits, l'effervescence de cet événement qui marqua bien des esprits. Avec des rabais et une navette gratuite pour faire le tour des musées.

PHOTO ARGENTIQUE

ANALOG/MTL est de retour ! Cette belle initiative du webmagazine AYE MAGrassemble pour une exposition éphémère des artistes ayant en commun une passion pour la photo argentique. La soirée aura lieu samedi sur le Plateau Mont-Royal. Les artistes sont Josni Bélanger, Cassandra Cacheiro, Victoria Gravel, Christine Grosjean, Marlon Iraheta, Olivia Lagacé, Ryan Lebel, Marz, Monse Silberman Muro & Peter Hostak, Edo Oliver et François Ollivier. Cinq DJ seront aussi présents à cet événement culturel animé.

Au Matahari Loft (1673, avenue du Mont-Royal Est), le 29 avril, de 19 h à 3 h

Entrée : 5 $

NICOLAS GRENIER

L'été dernier, l'artiste montréalais Nicolas Grenier avait présenté au cube Sightings de l'Université Concordia son projet Le temps de l'oeuvre, le temps du travail, qui permettait à des amateurs d'art d'acquérir une oeuvre en restant dans le cube le temps exact que l'artiste avait mis à la créer. Un système économique où finalement la devise était le passage du temps. Nicolas Grenier a poussé l'expérience jusqu'à réaliser un catalogue numérique très complet de son projet. On peut le télécharger gratuitement sur son site nicolasgrenier.com.




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