Un hommage à John Lennon disparu puis remplacé

Le mur de Prague, qui était auparavant recouvert d'images et de graffitis... (Photo: Reuters)

Agrandir

Photo: Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Associated Press
Prague, République Tchèque

Le mur de Prague, qui était auparavant recouvert d'images et de graffitis réalisés en mémoire de John Lennon, a été recouvert de peinture.

Cet hommage posthume à l'ancienne figure de proue des Beatles se trouvait en plein coeur de la capitale de la République tchèque et c'est après l'assassinat de l'artiste, en 1980, que des admirateurs avaient commencé à y exprimer leur créativité.

Sous le régime communiste, c'était devenu un symbole de liberté et d'opposition à ce système politique. À l'époque, les jeunes ont commencé à s'y donner rendez-vous, y allumant des bougies et y laissant des bouquets de fleurs.

Au terme de la Révolution de velours en 1989, c'était devenu une attraction touristique.

Dernièrement, des messages de soutien aux protestataires de Hong Kong qui se battent en faveur de l'instauration de la démocratie y avaient été inscrits et un autre mur en l'honneur de l'auteur-compositeur-interprète derrière les succès Give Peace a Chance, Come Together et Imagine a fait son apparition dans cette région administrative chinoise.

Des étudiants ont reconnu avoir peinturé le mur en blanc lundi et y avoir inscrit un seul message: «Wall is Over!», un clin d'oeil à peine voilé à la chanson Happy Xmas de John Lennon dont le sous-titre est «War is Over».

Le groupe baptisé Prague Service a précisé avoir réalisé ce coup d'éclat pour marquer le 25e anniversaire de la Révolution de velours qui avait sonné le glas du communisme en ex-Tchécoslovaquie.

Il voulait ainsi «offrir un espace libre pour y accueillir les messages de la génération montante».

D'ailleurs, de nouveaux mots sont immédiatement venus s'ajouter. Par exemple, il est désormais possible de lire à cet endroit mythique la phrase «The Wall is Never Over».

Les instigateurs du projet ont insisté sur le fait qu'ils ne voulaient pas commettre un acte de vandalisme mais plutôt réaliser un «projet artistique».

L'Ordre de Malte, qui est propriétaire du mur, ne semble pas tellement sensible à cet argumentaire.

La preuve: selon la télévision publique tchèque, l'organisation aurait décidé de traîner les organisateurs de cette initiative devant la justice.

Ce n'était pas la première fois que le mur redevenait un canevas vierge. Les autorités communistes l'ont repeint plusieurs fois pour éviter que la population ne voue une trop grande admiration à un musicien de l'Occident.

De plus, il était devenu vert, en 2000, grâce à un autre groupe d'artistes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer