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Le nouveau Centre national des Arts se dévoile

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Près de 50 ans après sa fondation, le Centre national des Arts a inauguré son tout nouvel Atrium.

photo Roy Grogan, fournie par le Centre national des Arts

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Le Centre national des Arts a inauguré samedi son Atrium à Ottawa, en présence  du prince Charles et de la duchesse  de Cornouailles, en visite officielle  à l'occasion du 150e anniversaire du Canada. Près d'un demi-siècle après sa fondation, la plus importante institution culturelle du pays vit non pas une renaissance, mais un nouvel élan.

Le président et chef de la direction du... (photo Roy Grogan, fournie par le Centre national des Arts) - image 1.0

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Le président et chef de la direction du CNA, Peter Herrndorf (à gauche), et l'architecte Donald Schmitt.

photo Roy Grogan, fournie par le Centre national des Arts

Peu avant midi, une éclaircie est apparue au-dessus de la capitale nationale, qui ressemble à une forteresse ce week-end. Juste à temps pour la cérémonie d'ouverture du tout nouveau et tout beau Centre national des Arts (CNA). 

Au milieu de ce festival de barrières et de policiers lourdement armés, les plus téméraires ont pu entrevoir le landau du couple royal arriver de la rue Wellington. Les autres devront attendre encore quelques heures pour pénétrer dans l'antre de la culture canadienne.

Depuis 48 ans, un bunker de béton armé sans âme faisait dos à la capitale nationale. Le public le contournait en tentant de trouver l'entrée principale, cachée plus bas, le long du canal Rideau. Les badauds passaient devant « ce gros building brun » sans trop savoir ce qui se tramait à l'intérieur de ses murs. Le CNA était le parfait exemple de la philosophie de l'architecture brutaliste des années 60, alors que la modernité regardait vers la banlieue : tout était pensé en fonction des voitures et des stationnements.

C'est désormais du passé. Le nouveau Centre national des Arts est ouvert, lumineux et attirant. Il embrasse la capitale dans toute sa diversité. De la rue Elgin, on aperçoit sa lanterne illuminée qui jaillit comme un phare dans la ville.

Le nouvel édifice est l'oeuvre de l'architecte torontois Donald Schmitt. Son hall d'entrée entièrement vitré offre une vue sur les trésors de la capitale : le parlement, le Monument commémoratif de guerre, le Château Laurier, l'ancienne gare ferroviaire. Le bois a remplacé le béton et la lumière envahit l'espace. « Mon but était de rendre le lieu transparent, accessible et visible de la rue, pour inviter les passants à voir ce qui se passe à l'intérieur », explique Donald Schmitt, lors d'une visite avec La Presse, quelques heures avant l'inauguration officielle.

Réalisé au coût de 110,5 millions de dollars (et 115 millions supplémentaires pour moderniser les équipements de production), ce projet bénéficie d'un important soutien public. Il s'inscrit dans un plan quinquennal de rajeunissement du CNA d'ici à son 50e anniversaire, en 2019.

NOUVEL ÉCRIN, NOUVEAU MANDAT

Et ce n'est pas seulement la coquille du Centre national des Arts qui fait l'objet de cette cure : son mandat aussi. Le président et chef de la direction du CNA, Peter Herrndorf, a une vision moderne et audacieuse. Il veut mettre la créativité canadienne au premier plan, grâce entre autres au Fonds national de création qui soutient les projets d'artistes de partout au pays. Pour lui, la dimension nationale fait partie de l'ADN du CNA. Et le CNA doit devenir aussi national en français qu'en anglais. Un rapprochement avec le Québec fait partie de son plan.

Le président veut aussi représenter la diversité culturelle canadienne. Peter Herrndorf a récemment nommé l'acteur Kevin Loring directeur artistique du nouveau département de théâtre autochtone, un département unique au monde. Car les membres des Premières Nations n'ont pas tous le coeur à la fête. « Réconciliation » est le mot-clé du processus de réparation des blessures infligées aux peuples autochtones depuis la naissance de la Confédération. « La fondation d'un département de théâtre autochtone est un pas important dans cette direction », dit Kevin Loring.

« Le CNA offre désormais à nos récits un foyer permanent, un lieu où la culture autochtone pourra fleurir et s'épanouir. Dans le monde, il est rare qu'une telle chance soit donnée aux artistes autochtones. »

Ce dernier entre en fonction en octobre prochain, mais sa nomination a déjà encouragé des artistes autochtones à présenter des projets.

D'ici deux ans, cela risque de bouger beaucoup dans ce nouveau CNA qui aspire à devenir une sorte de Lincoln Center canadien.




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