Les marchés dégringolent, démoralisés par le pétrole

Les Bourses de New York et Toronto ont lourdement rechuté mercredi, le... (PHOTO RICHARD DREW, ASSOCIATED PRESS)

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Agence France-Presse

Les Bourses de New York et Toronto ont lourdement rechuté mercredi, le pessimisme ayant submergé les investisseurs après la confirmation des déséquilibres du marché pétrolier.

 Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a abandonné 364,81 points (2,21%) à 16 151,41 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 159,85 points (3,41%) à 4526,06 points. Très surveillé par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 2,50%, soit 48,40 points, à 1890,28 points.

À la Bourse de Toronto, l'indice composé S&P/TSX a perdu mercredi 203,49 points pour clôturer à 12 170,41 points. Dans les 11 séances boursières depuis le congé de Noël, le TSX n'a terminé en hausse qu'une seule journée. Le plongeon des prix du pétrole brut et la publication de décevantes données économiques en Chine ont lourdement pesé sur le parquet torontois ces dernières semaines.

Le dollar canadien a clôturé mercredi sous la barre des 70 cents US pour la première fois en près de 13 ans, tandis que l'indice de référence de la Bourse de Toronto culbutait de plus de 200 points. Le huard a terminé la séance à 69,71 cents US, en baisse de 0,43 cent US par rapport à la clôture de la veille. Il faut remonter au 30 avril 2003 pour trouver la dernière séance où la devise canadienne a terminer une séance sous le cap des 70 cents US. Ce jour-là, son cours de clôture avait été de 69,76 cents US.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 4 cents US à 30,48 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a pris 1,90 $ US à 1087,10 $ US l'once.

Les indices sont ainsi retombés en phase de correction par rapport aux plus hauts de 2015, représentant une chute de plus de 10%. Le Nasdaq n'a plus qu'une avance d'une vingtaine de points d'avance par rapport à la précédente correction du mois d'août. Le premier rebond de l'année enregistré la veille, et qui avait semblé se confirmer à l'ouverture grâce notamment à la stabilisation de la plupart des Bourses asiatiques et européennes, s'est rapidement inversé. Les investisseurs ont minimisé les bonnes nouvelles relatives représentées par des chiffres moins mauvais que prévu du commerce extérieur chinois, ou l'absence de nouvelle dévaluation du yuan. «Les investisseurs ne croient pas que nous ayons atteint un plancher et cela continuera tant que le (marché du) pétrole ne fera pas preuve de vigueur», a expliqué Michael James, chez Wedbush Securities. Les indices ont abandonné leurs gains lorsque le ministère américain de l'Energie (DoE) a annoncé que durant la semaine dernière non seulement les stocks de brut avaient augmenté, mais également ceux d'essence et de produits distillés, pour la deuxième semaine de suite et de façon très marquée, signalant une demande en panne face à une offre surabondante. Ces chiffres décevants n'ont pas empêché le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février pétrole de se stabiliser à New York, mais ils ont démoralisé les investisseurs en actions, inquiets des implications du marasme pétrolier. Pour Art Hogan, chez Wunderlich Securities, l'inquiétude est que la chute du pétrole déstabilise les marchés financiers, avec d'une part une tendance à négliger tous les actifs risqués, dont les matières premières et les actions, pour privilégier les valeurs refuges, comme les bons du Trésor. D'autre part, «nous sommes inquiets qu'il puisse y avoir des faillites dans le secteur de l'énergie, de l'effet domino», a-t-il ajouté. De son côté , M. James a noté que le marasme pétrolier pesait sur le moral de tous les investisseurs. «Le pétrole est un déterminant essentiel de la vigueur de l'économie, et tant que nous verrons un marché déséquilibré, ou que la demande ne se reprendra pas, cela aura des implications dépassant largement le complexe énergétique» et qui concerneront la croissance mondiale, a noté M. James.

- AFP et La Presse Canadienne




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