Wall Street accélère son recul dans le sillage du pétrole

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Pour Michael James, chez Wedbush Securities, «les marchés n'étaient pas bien positionnés pour les chiffres sur l'emploi» aux États-Unis de vendredi dernier, qui ont débouché sur «la présomption d'une hausse des taux d'intérêt en décembre», et ils continuent d'ajuster à la baisse les valorisations.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a accéléré jeudi le mouvement de baisse entamé en début de semaine, poussée à la morosité par le recul continu des cours du pétrole et la perspective non démentie d'une prochaine hausse des taux d'intérêt.

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Les marchés à la fermeture :

  • TSX 13 127,18 / -214,75 (-1,61%)
  • Dow Jones 17 448,07 / -254,15 (-1,44%)
  • S&P 500 2 045,97 / -29,03 (-1,40%)
  • NASDAQ 5 005,08 / -61,94 (-1,22%)

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«Le marché est vraiment sous pression, à commencer par la baisse des matières premières», a noté Charlie Bilello, chez Pension Partners.

Le cours du contrat de référence du brut WTI, coté à New York, est tombé jeudi au plus bas niveau de clôture depuis la fin août, et les cours d'autres matières premières, notamment des métaux comme le cuivre, sont également déprimés.

«Cela met le secteur de l'énergie, celui des matériaux, des valeurs industrielles et tout ce qui est lié à la croissance mondiale sous pression», a assuré M. Bilello.

Et puis «il y a la politique de la banque centrale, on se rapproche d'une hausse des taux d'intérêt en décembre, et si elle se confirme cela va peser sur les bénéfices et la croissance, qui souffrent déjà du dollar fort», a ajouté M. Bilello.

Plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine se sont exprimés jeudi, aucun d'entre eux ne remettant en cause l'hypothèse d'une hausse des taux le mois prochain.

«Le président de la Fed de New York William Dudley a noté qu'il pense très possible que les conditions posées à la normalisation de la politique monétaire soient bientôt satisfaites, et celui de la Fed de Saint-Louis James Bullard (...) a noté que des taux proches de zéro n'étaient plus nécessaires», ont résumé les analystes de Charles Schwab.

Les investisseurs estiment généralement qu'un loyer de l'argent plus cher freinera les investissements et donc la croissance. En rendant le dollar plus rémunérateur et donc plus fort, il handicapera également les exportations.

«La question est de savoir si (la Fed) va relever les taux si le marché continue à chuter», a déclaré M. Bilello, décrivant «un jeu du chat et de la souris».

Michael James, chez Wedbush Securities, a noté pour sa part que la Bourse ne pourrait pas repartir de l'avant sans «de meilleurs chiffres économiques pour que les gens pensent que l'économie est en mesure de croître même avec des taux plus élevés».

Le marché obligataire, resté fermé mercredi en l'honneur de la journée des Anciens combattants, est remonté. Le rendement des bons du Trésor à dix ans a terminé la journée à 2,316%, contre 2,334% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,091% contre 3,109% auparavant.




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