La société Amaya bondit en Bourse

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Richard Dufour

Des investisseurs semblent afficher plus de confiance envers Amaya (T.AYA), un mois après la visite des enquêteurs de l'Autorité des marchés financiers (AMF) au siège social de l'entreprise de Pointe-Claire spécialisée dans le jeu en ligne.

L'action d'Amaya a bondi de 12%, hier, pour clôturer à 30,40$ dans un fort volume de transactions à la Bourse de Toronto.

La direction a indiqué qu'elle lançait un vaste programme de rachat d'actions et qu'elle évaluait différentes offres pour sa filiale Cadillac Jack, qui commercialise notamment des appareils de jeux vidéo sur serveur et autonomes, des produits progressifs étendus et multiniveaux et des systèmes de gestion d'appareils à sous. Amaya avait fait savoir l'automne dernier qu'elle entendait se défaire de sa filiale Cadillac Jack. Elle en avait fait l'acquisition il y a deux ans au prix de 177 millions de dollars.

Vente de Cadillac Jack

«Plus important que le programme de rachat d'actions, la vente de Cadillac Jack pourrait maintenant être annoncée sous peu», dit Neil Linsdell, de l'Industrielle Alliance. C'est probablement réconfortant pour bien des gens de réaliser que les activités se poursuivent chez Amaya dans le contexte actuel, ajoute l'analyste.

Le programme de rachat d'actions autorisé se terminera dans un an et vise 5,3 millions d'actions, soit 5% des titres en circulation.

La direction croit son titre sous-évalué et indique que le produit éventuel de la vente de tous ses actifs de commerce électronique entre entreprises (B2B) va l'aider à abaisser sa dette et à financer son programme de rachat d'actions.

Perquisitions avant Noël

L'action d'Amaya avait cédé près de 20% de sa valeur, à 28,64$, le 12 décembre après que les dirigeants de l'entreprise ont confirmé que l'AMF avait ouvert une enquête pour étudier des transactions effectuées sur son titre.

Des perquisitions ont eu lieu le 10 décembre dans les bureaux d'Amaya ainsi que chez Manuvie et Canaccord Genuity à Montréal.

Canaccord Genuity a dirigé le syndicat de banquiers qui a piloté la transaction de 4,9 milliards avec Rational Group, annoncée en juin dernier. Cette transaction, qui a fait d'Amaya un géant mondial du jeu en ligne en lui permettant de mettre la main sur les populaires sites PokerStars et Full Tilt Poker, s'est avérée la plus importante au Québec en 2014.




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