Wall Street profite des spéculations sur les politiques monétaires

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Les acteurs du marché «veulent savoir ce que la Réserve fédérale dira» à l'issue de son Comité de politique monétaire mardi et mercredi, a souligné Mace Blicksilver de Marblehead Asset Management.

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York a terminé en hausse mardi, portée par les spéculations sur les intentions des banques centrales américaine et chinoise: le Dow Jones s'est adjugé 0,59% et le Nasdaq 0,75%.

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Les marchés vers 12h30:

  • TSX +27,98 (0,18%) à 15 510,54

  • Dow Jones +100,83 (0,59%) à 17 131,97

  • S&P 500 +14,85 (0,75%) à 1 998,98

  • NASDAQ +33,86 (0,75%) À 4 552,76

-------------Selon des résultats définitifs, le Dow Jones a gagné 100,83 points à 17 131,97 points, et le Nasdaq 33,86 points à 4552,76 points.

L'indice élargi S&P 500 est monté de 0,75%, ou 14,85 points, à 1998,98 points.

Après avoir débuté dans le rouge, les indices ont notamment profité «d'informations de presse sur le renforcement par la banque centrale chinoise de ses mesures de soutien à l'économie», a indiqué Jack Ablin de BMO Private Bank. Une action bien accueillie par les courtiers après la diffusion de plusieurs statistiques en demi-teinte sur la santé de la deuxième économie mondiale.

Mais c'est surtout vers la Banque centrale américaine (Fed) que se tournent les regards.

L'institution a commencé mardi une réunion de deux jours de son Comité de politique monétaire. Un communiqué sera diffusé mercredi à 14h00 (heure de Montréal), quelques instants avant une conférence de presse de Janet Yellen, sa présidente.

La rencontre devrait déboucher, sans surprises, sur une nouvelle réduction de l'aide exceptionnelle de la Fed à l'économie via l'achat massif d'actifs sur les marchés financiers.

Mais les investisseurs veulent surtout savoir si l'institution émettra des signaux sur le relèvement des taux d'intérêt, proches de zéro depuis 2008 pour inciter au crédit.

Selon plusieurs analystes, la banque centrale pourrait abandonner dans son communiqué la référence à l'expression «période de temps considérable» pendant laquelle, après la fin des achats d'actifs, elle entend garder des taux très bas.

Mais «on a le sentiment que la Fed pourrait aussi ne pas se montrer pressée de relever ses taux», a rapporté Jack Ablin. Un statu quo sur ce sujet serait plutôt bien reçu des courtiers, qui profitent largement de l'abondance de liquidités sur le marché induite par les mesures de soutien de l'institution monétaire.

La plupart des indicateurs diffusés mardi manquaient pourtant d'éclat, a remarqué Patrick O'Hare de Briefing.com, entre les investissements étrangers en Chine «au plus bas en cinq ans» en août, le moral des investisseurs allemands «à son plus bas depuis décembre 2012», et un indice sur les prix à la production aux États-Unis «qui n'est pas vraiment révélateur d'une demande solide» puisqu'il a stagné en août.

Le déficit des flux de capitaux investis à long terme aux États-Unis s'est lui fortement creusé en juillet, traduisant le fait que le pays a attiré moins de capitaux investis à long terme qu'il n'en a investi à l'étranger.

Le marché obligataire a terminé sur une note contrastée. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,589% contre 2,591% lundi soir, et celui des bons à 30 ans a progressé à 3,354% contre 3,333% à la précédente clôture.




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