Wall Street dopée par les indicateurs

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Les chiffres positifs sur l'immobilier, traditionnellement considéré comme une jauge importante de la vigueur de la croissance américaine, rassurent des investisseurs qui craignaient un coup de mou dans le secteur après plusieurs indicateurs mitigés.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a terminé dans le vert mardi, vivifiée par de bons indicateurs américains, la performance de Home Depot et un nouveau record d'Apple.

La Bourse de Toronto a effectué un bond de plus de 100 points, alors que l'annonce de solides résultats financiers par Home Depot, la plus importante chaîne de centres de rénovation aux États-Unis, et une augmentation des mises en chantier de résidences ont renforcé l'espoir d'une relance du secteur américain de l'habitation.

Le dollar canadien a perdu 0,48 cent US, à 91,38 cents US.

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Les marchés à la clôture : 

  • TSX 15 477,17 / 138,70 (0,90%)
  • Dow Jones 16 919,59 / 80,85 (0,48%)
  • S&P 500 1 981,60 / 9,86 (0,50%)
  • NASDAQ 4 527,51 / 19,20 (0,43%)
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Cette progression «est entièrement liée aux bons chiffres économiques» publiés mardi, a avancé Peter Cardillo de Rockwell Global Capital. Les indices profitent de la concomitance «d'éléments fondamentaux qui s'améliorent» et de «l'apaisement des craintes liées aux troubles géopolitiques» en Ukraine ou en Irak.

Selon les autorités américaines, les mises en chantier de logements aux États-Unis ont nettement rebondi en juillet, pour s'établir à leur plus haut niveau en huit mois.

Indicateur de la construction à venir, le nombre de permis de construire accordés par les autorités américaines a grimpé de 8,1% sur la même période.

Dans le même temps, la hausse des prix à la consommation dans le pays a poursuivi sa décélération en juillet, à +0,1% sur un mois, soit la hausse la plus faible depuis février.

«Pour les investisseurs, la combinaison d'une inflation limitée et d'un secteur de l'immobilier plus solide ne peut être qu'une bonne nouvelle, puisque cela suggère un renforcement à venir de la croissance sans que la Réserve fédérale ait à intervenir prématurément», a souligné l'économiste indépendant Joel Naroff.

La banque centrale américaine (Fed) vise en effet un objectif d'inflation autour de 2% à moyen terme et se tient prête à intervenir en remontant les taux d'intérêt pour éviter un emballement des prix à la hausse.

Mais avec le ralentissement de la progression des prix à la consommation, l'institution conserve, au moins temporairement, une large marge de manoeuvre et peut se permettre de poursuivre sa politique monétaire très accommodante, dont ont largement profité les marchés financiers américains ces dernières années.

Anniversaire joyeux pour Google 

Autre signe d'une certaine robustesse des dépenses pour le logement: le spécialiste du bricolage et des produits pour la maison Home Depot a publié des résultats supérieurs aux attentes et a relevé sa prévision de bénéfice annuel. Son titre a gagné au passage plus de 5%.

L'autre valeur phare de la séance à Wall Street était Apple: le titre du géant de l'informatique, soutenu par l'arrivée prochaine de nouveaux produits, a dépassé son précédent record, terminant à 100,53 dollars.

Pour Google c'était jour d'anniversaire: les dix ans de son entrée en Bourse. L'action de classe A a modestement gagné 0,74% à 597,11 dollars mardi. Mais, selon Howard Silverblatt de S&P Dow Jones Indices, le titre a pris 30,15% en moyenne chaque année depuis son arrivée sur le Nasdaq. C'est la onzième meilleure performance parmi les membres du S&P 500, après notamment Apple (retour moyen annuel de 46,39% depuis le 19 août 2004) ou Netflix (+0,46% à 468,15 dollars mardi, retour moyen de 40,23%).

Le groupe de cosmétiques Elizabeth Arden a pour sa part chuté de 23,25% à 15,05 dollars. La société a appelé à la rescousse un investisseur spécialiste du secteur, après avoir dévoilé des résultats exécrables pour son dernier exercice et laissé peu d'espoir pour le début de sa nouvelle année.

Le groupe de magasins de vêtements en difficulté Aeropostale a, lui, fait appel à un ancien directeur général, Julian Geiger, pour reprendre son poste avec effet immédiat en remplacement de  Thomas Johnson. Une décision saluée par les investisseurs: le titre a bondi de 19,44% à 3,87 dollars.

Le marché obligataire a terminé en baisse. Signe d'une demande moindre, le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,405% contre 2,387% lundi soir et celui des bons à 30 ans à 3,221% contre 3,194% la veille.




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