Candy Crush: King vaudrait environ 7 milliards en Bourse

Des jeux comme Candy Crush Saga, Angry Birds ou encore Clash of... (Photo Andrew Harrer, Bloomberg)

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Des jeux comme Candy Crush SagaAngry Birds ou encore Clash of Clans combinent une partie gratuite et des options payantes.

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Agence France-Presse
Londres

Le groupe britannique King Digital Entertainment, créateur du jeu vidéo à succès Candy Crush Saga, estime qu'il pourrait être valorisé entre 6,6 et 7,6 milliards de dollars lors de son introduction à la Bourse de New York.

King indique mercredi dans un document transmis à l'autorité boursière américaine (SEC) que le groupe et ses principaux actionnaires comptent céder au total 22,2 millions d'actions à un prix compris entre 21 et 24 dollars par titre.

Sur la base de ce prix, la valorisation de l'ensemble du capital du groupe serait comprise entre 6,6 et 7,6 milliards de dollars, soit entre 4,75 et 5,5 milliards d'euros.

King, qui compte céder 15,53 millions d'actions, indique que le produit net de la cession de ses titres devrait s'élever à 326 millions de dollars, sur la base d'un prix moyen d'introduction de 22,50 dollars.

Au total, entre la cession des titres de King et de ceux des principaux actionnaires, l'introduction en Bourse pourrait permettre de lever jusqu'à 532,8 millions de dollars si les actions sont placées à 24 dollars.

King, qui avait annoncé le 18 février son intention de se coter à Wall Street pour poursuivre son développement, avait indiqué à cette occasion qu'il espérait lever jusqu'à 500 millions de dollars.

Fondé en 2002, King, qui possède six studios créatifs à travers l'Europe, dont Londres et Stockholm, a connu une croissance fulgurante ces dernières années.

Son chiffre d'affaires a bondi à 1,88 milliard de dollars en 2013 contre 164 millions en 2012, selon le document transmis à la SEC, tandis que son bénéfice net s'est envolé à 567,6 millions de dollars l'an dernier contre 7,8 millions en 2012.

King propose ses jeux vidéo - dont la très populaire saga Candy Crush mais aussi Farm Heroes, Papa Pear et Pet Rescue - sur les réseaux sociaux et les mobiles via les boutiques en ligne Google Play ou App Store d'Apple.

Le téléchargement des jeux est gratuit, mais les joueurs sont incités ensuite à acheter des éléments payants pour améliorer leurs performances.

Ce phénomène baptisé «freemium» a fait grimper le marché des jeux sur smartphones de plus de 60% à 16,5 milliards de dollars en 2013, selon l'institut de recherche IHS.

Le premier actionnaire de King, le fonds britannique Apax Partners, verra sa participation descendre à 44,8% à l'issue de l'opération contre 48,2% actuellement. Le fonds Index Ventures détiendra de son côté 7,8% contre 8,3% actuellement et le directeur général de King, Riccardo Zacconi, 9,6% contre 10,4%.

King n'est pas la seule société européenne à avoir connu récemment un développement fulgurant dans le secteur.

Le finlandais Supercell, qui a conçu les jeux Clash of Clans et Hay Day, a été racheté en octobre par deux sociétés japonaises, SoftBank et GungHo, qui ont payé 1,1 milliard d'euros pour en acquérir 51%.

Mais le sort d'autres concurrents à la chute aussi rapide que l'ascension a aussi de quoi rendre méfiants les investisseurs. L'américain Zynga, introduit en Bourse en 2011, a ensuite vu son cours de Bourse plonger tout comme ses résultats.




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