Les baisses de prix chez IGA ne feront pas bouger Metro

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les baisses de prix récemment annoncées par Sobeys dans ses 289 magasins IGA du Québec n'auront pas de suites chez Metro, du moins à court terme.

La direction de l'épicier québécois analysera la décision de son concurrent au cours des semaines à venir, mais elle n'a pas l'intention de modifier ses stratégies promotionnelles.

«Il y a actuellement plusieurs programmes à travers les bannières Metro qui proposent des offres quotidiennes, a expliqué mercredi le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche. Nos promotions sont agressives.»

Celui-ci était questionné à ce sujet lors d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du deuxième trimestre de l'entreprise, qui a répondu aux attentes en dévoilant des profits et revenus en hausse.

Des ajustements seront apportés si nécessaire, a reconnu M. La Flèche, qui a expliqué que les prix de certains articles chez Metro avaient été revus à la baisse au cours de l'hiver dans le but de réduire l'écart avec les enseignes à rabais.

Au début du mois, Sobeys avait annoncé une baisse des prix de quelque 8500 articles oscillant entre 5 et 7 %, une stratégie à coût nul, dit l'entreprise, qui a renégocié avec ses fournisseurs en plus d'abandonner sa promotion du cadeau de la semaine.

Selon certains analystes, Sobeys a agi de la sorte parce qu'il est le seul des trois grands joueurs à ne pas exploiter de bannière à bas prix, contrairement à Metro (Super C) et Loblaw (Maxi).

La renégociation d'ententes avec ses fournisseurs ne semble pas figurer dans les plans de Metro, a laissé entendre son grand patron.

«Nous avons de bonnes relations avec eux, a dit M. La Flèche. Les négociations varient selon les fournisseurs et les catégories. Nous avons notre propre stratégie et je crois qu'elle est efficace.»

À l'instar du Groupe Jean Coutu, le dirigeant de Metro s'est opposé au projet de loi 81 devant permettre au gouvernement du Québec de lancer des appels d'offres pour l'achat de médicaments génériques.

Néanmoins, cette mesure ne freinera pas les ambitions de l'entreprise québécoise, qui exploite 181 établissements Brunet, Brunet Plus et Brunet Clinique et Clini Plus à travers la province, à l'égard du secteur pharmaceutique.

«Il y a eu une commission parlementaire (sur le projet de loi) et nous ne pensons pas que cette mesure est la voie à suivre, a dit M. La Flèche. Nous allons devoir attendre avant d'en savoir plus.»

Quant au retard de neuf mois sur le déplafonnement complet des allocations professionnelles versées aux pharmaciens annoncé la semaine dernière, cette mesure n'a pas d'impact financier sur Metro, a dit son dirigeant.

Pour le trimestre terminé le 12 mars dernier, l'épicier a vu ses profits nets bondir de 12 %, à 124,9 millions $, ou 51 cents par action, alors que ses recettes ont été de 2,9 milliards $, en progression de 6,5 %.

Cette performance trimestrielle a répondu aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un chiffre d'affaires de 2,82 milliards $ et un profit par action de 50 cents.

«Nous estimons qu'il s'agit d'un autre solide trimestre (...) ce qui devrait être bien reçu par les investisseurs», a estimé l'analyste Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux, dans une note envoyée par courriel.

Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail - ont affiché une hausse de 5 %, par rapport à 4,5 % il y a un an.

La hausse de la valeur du panier d'épicerie a été de 3 % au cours du trimestre. Metro s'attend à ce que la pression à la hausse sur les prix s'atténue au cours des prochains trimestres, notamment parce que l'entreprise achètera davantage de produits locaux.

À la Bourse de Toronto, le titre de l'épicier a avancé mercredi de 1,05 $, soit 2,5 %, pour clôturer à 43,05 $.




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