Le projet Clipper d'Enbridge étudié plus longtemps que prévu

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Le terminal Enbridge à Edmonton, en Alberta.

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Lauren Krugel
La Presse Canadienne
CALGARY

Le département d'État américain prend plus de temps que prévu pour étudier l'expansion du pipeline Clipper, qui relie l'Alberta à l'État du Wisconsin, a indiqué vendredi Enbridge.

Mais les dirigeants du géant du transport d'énergie de Calgary se sont dit confiants d'obtenir un feu vert à temps pour pouvoir augmenter la capacité de son oléoduc à 800 000 barils par jour d'ici le milieu de l'an prochain.

Enbridge avait obtenu en 2009 un permis du gouvernement fédéral des États-Unis avant d'entamer la première phase du pipeline, dont la capacité quotidienne est actuellement de 450 000 barils, mais le département d'État a indiqué qu'il devrait amender sa révision avant d'autoriser l'expansion du projet.

L'expansion ne prévoit pas de nouvelle construction, mais plutôt une augmentation de la puissance de pompage de la ligne existante. Elle devrait avoir lieu en deux phases, soit un ajout de 120 000 barils par jour cette année, puis un autre de 230 000 barils par jour l'an prochain.

Entre-temps, Enbridge a indiqué être en mesure d'amoindrir l'impact du délai pour la première phase de l'expansion, qui ne devrait pas affecter ses résultats financiers.

Les oléoducs qui traversent la frontière canado-américaine doivent obtenir l'approbation du département d'État des États-Unis.

Un autre exploitant d'oléoduc canadien, TransCanada (T.TRP), attend d'obtenir le feu vert des autorités américaines pour construire son pipeline Keystone XL depuis 2008, mais le débat entourant ce projet s'est grandement politisé et la société a dû affronter une série d'obstacles.

«De toute évidence, les choses prennent plus de temps dans l'environnement dans lequel nous nous trouvons. Je ne crois pas que nous voulons tirer de conclusion sur l'environnement politique. Ce n'est pas quelque chose que nous pouvons contrôler», a estimé le chef de la direction Al Monaco aux journalistes et analystes lors d'une conférence téléphonique pour discuter des résultats trimestriels du plus récent trimestre d'Enbridge.

«Dans notre cas, c'est une affaire de routine, jusqu'à un certain point. Le pipeline est déjà enfoui, alors nous espérons pouvoir aller de l'avant aussi rapidement que possible.»

Plus tôt vendredi, Enbridge (T.ENB) a affiché une perte nette de 267 millions $ pour son quatrième trimestre, la société ayant inscrit à ses comptes une perte de couverture dans sa division des services énergétiques.

La perte nette par action s'est établie à 32 cents, d'après les principes comptables généralement reconnus.

En comparaison, Enbridge avait réalisé un bénéfice net de 146 millions $, soit 18 cents par action, pour la même période un an plus tôt.

En excluant les éléments non récurrents, Enbridge a engrangé un bénéfice ajusté de 362 millions $, soit 44 cents par action, pour son plus récent trimestre, en hausse par rapport au profit de 42 cents par action annoncé un an plus tôt.

Les analystes attendaient toutefois en moyenne un meilleur résultat ajusté, soit 46 cents par action, d'après les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

Enbridge a par ailleurs annoncé que son dividende trimestriel serait augmenté de 11 pour cent. Le versement aux actionnaires passera à 35 cents par action à partir du 1er mars.

L'action d'Enbridge a avancé vendredi de 45 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 47,82 $.




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