Regain d'optimisme autour de Bombardier

Plusieurs des analystes financiers qui suivent les activités... (Photo Regis Duvignau, Archives Reuters)

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Plusieurs des analystes financiers qui suivent les activités de Bombardier ont fait part, hier, d'un optimisme renouvelé à la suite de la décision favorable à son endroit rendue vendredi après-midi par les commissaires de la Commission américaine sur le commerce international.

Photo Regis Duvignau, Archives Reuters

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Plusieurs des analystes financiers qui suivent les activités de Bombardier ont fait part, hier, d'un optimisme renouvelé à la suite de la décision favorable à son endroit rendue vendredi après-midi par les commissaires de la Commission américaine sur le commerce international. L'action de la multinationale québécoise n'a d'ailleurs rien perdu de l'important bond effectué vendredi, gagnant même 1,7 % hier à la Bourse de Toronto.

UN DÉGEL DU MARCHÉ AMÉRICAIN

Steve Hansen, Raymond James

Prix cible : 4,25 $ (était de 3,75 $)

La première chose à laquelle s'attend M. Hansen à la suite de cette décision, qui annule pour le moment la possibilité de voir des tarifs douaniers imposés aux avions de la C Series, c'est un dégel des négociations avec les transporteurs américains.

« Compte tenu de la réponse exceptionnelle des premiers clients et de la performance de la C Series jusqu'à présent, nous présumons que ce n'est qu'une question de temps avant que d'autres commandes américaines ne viennent », écrit-il.

Il s'attend aussi à ce que la décision ne modifie pas l'intention de Delta Air Lines d'attendre des avions provenant des États-Unis, même si elle serait capable d'en accepter en provenance de Mirabel.

Finalement, « nous voyons cet événement comme un catalyseur qui va aider les investisseurs à se concentrer sur les fondamentaux attrayants et le momentum d'opérations positif évidents dans les secteurs transport et aviation de Bombardier ».

L'INCERTITUDE DIMINUE

Robert Spingarn, Credit Suisse

Prix cible : 4,00 $

La décision de vendredi retire un gros voile d'incertitude pour Bombardier, souligne M. Spingarn.

« Dans la mesure où il y avait soit des clients, soit des investisseurs [des gestionnaires de fonds canadiens, en particulier] qui attendaient la fin du conflit sur les lignes de côté, ceux-ci pourraient maintenant voir s'allumer la lumière verte pour exécuter leurs plans respectifs. »

Boeing ou les États-Unis pourraient toujours en appeler de la décision devant diverses instances, mais leurs chances de victoire apparaissent minces, croit-il.

Il soulève lui aussi la possibilité pour Delta d'accepter quelques livraisons en provenance de Mirabel.

M. Spingarn rappelle qu'Air Baltic, l'un des trois clients actuels de la C Series, a récemment fait part de son intention de passer une nouvelle commande et que les ventes de l'appareil seront vraisemblablement dynamisées par la décision.

RETOUR SUR LES FONDAMENTAUX  À LONG TERME

Benoit Poirier, Desjardins

Prix cible : 4,50 $ (était de 4,00 $)

Pour M. Poirier, la décision va permettre aux investisseurs de se concentrer sur les fondamentaux à long terme de Bombardier : partenariat avec Airbus pour la C Series, solide récolte de commandes de la division Transport, renforcement du marché de l'aviation d'affaires et refinancement récent de sa dette.

Elle devrait aussi permettre à la C Series « d'engranger de nouvelles commandes aux États-Unis, où nous croyons qu'elle a un très bon potentiel ». JetBlue, Spirit Airlines et Sun Country Airlines ont toutes trois appuyé Bombardier dans ces procédures même si elles n'étaient pas clientes, ce qui laisse présager de leur intérêt, rappelle-t-il.

METTRE LES ÉMOTIONS DE CÔTÉ

Chris Murray, AltaCorp Capital

Prix cible : 3,50 $

Les risques de plaintes commerciales ne sont pas tout à fait écartés pour Bombardier, prévient M. Murray, d'autant qu'elles pourraient maintenant venir du Brésil et d'Embraer. Mais il s'agit là « de la façon de faire des affaires dans le secteur de l'aéronautique, et nous prévenons les investisseurs qu'il vaut mieux ne pas être trop émotif d'un côté ou de l'autre, d'autant plus que le partenariat avec Airbus atténue les impacts, qu'ils soient positifs ou négatifs, pour Bombardier ».

De façon générale, « le revirement se poursuit comme prévu par la direction, qui progresse lentement vers la reconstruction de la crédibilité de l'entreprise ».

Malheureusement, estime M. Murray, le rebond de plus de 15 % du titre vendredi l'a emmené à sa juste valeur, tout juste en haut de son cours cible, et il ne juge pas nécessaire d'augmenter celui-ci.




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