Des analystes s'interrogent sur la CSeries de Bombardier

Malgré les commandes de la CSeries décrochées par Bombardier au Salon... (PHOTO LEON NEAL, AFP)

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Malgré les commandes de la CSeries décrochées par Bombardier au Salon aéronautique de Farnborough, certains analystes continuent de croire que l'entreprise fait face à d'importants défis pour développer et vendre son nouvel avion commercial.

L'incident impliquant un moteur en mai dernier qui a provoqué la suspension des essais en vol n'a pas empêché l'avionneur montréalais de décrocher 66 engagements pour la CSeries au cours du salon qui se déroule en Grande-Bretagne.

«Sans aucun doute, Bombardier quitte Farnborough en meilleure forme», écrit l'analyste Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, dans un rapport transmis jeudi.

L'incident survenu avec le moteur en question à la fin du mois de mai semble être relié à un problème d'huile. Bombardier (T.BBD.B) a indiqué que les essais en vol de la CSeries devraient reprendre au cours des «prochaines semaines».

Malgré ce retard de deux mois, l'avionneur assure que les premières livraisons de son nouvel appareil auront lieu au cours de la deuxième moitié de 2015, comme prévu.

Jusqu'ici, le carnet de commandes de la CSeries compte 203 commandes fermes pour un total de 513 engagements.

Bombardier doit cependant accumuler les heures en vol pour notamment obtenir la certification de Transport Canada et prouver que l'appareil consomme moins de carburant et qu'il est plus silencieux.

«Nous voyons toujours une période où les risques demeurent élevés pour le programme de la CSeries, écrit M. Spracklin. Une influence positive (sur le titre de l'entreprise) serait relativement limitée.»

Kevin Chiang, de CIBC Marchés mondiaux, s'attend à ce que d'autres éléments fassent en sorte de retarder jusqu'en 2016 les premières livraisons de la CSeries.

Néanmoins, à long terme, l'analyste ne voit pas pourquoi Bombardier ne serait pas en mesure d'accumuler les commandes pour la CSeries, dont la consommation de carburant devrait être inférieure à celle des appareils concurrents.

«Nous croyons que si l'avion est en mesure de prouver qu'il est performant, cela devrait contribuer à stimuler les ventes», souligne M. Chiang dans une note.

Les analystes s'attendent à des perspectives intéressantes pour la société montréalaise à l'avenir, notamment en raison de signes encourageants au sein de sa division transport.

À la Bourse de Toronto, le titre de Bombardier a cédé trois cents pour terminer la séance à 3,72 $.




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