Billy Bishop: Air Canada prêche la prudence

La rivalité entre Air Canada et Porter ne... (Photo Étienne Fortin-Gauthier, archives La Voix de l'Est)

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La rivalité entre Air Canada et Porter ne date pas d'hier. Profitant du désintérêt du transporteur national au milieu des années 2000, Porter s'est taillé une place de choix à l'aéroport Billy Bishop avec le Q400, un appareil turbopropulsé de Bombardier.

Photo Étienne Fortin-Gauthier, archives La Voix de l'Est

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(Toronto) Air Canada n'est pas contre l'expansion de l'aéroport Billy Bishop, mais elle est totalement contre le projet spécifique présenté par son concurrent Porter Airlines.

«Espérons que la raison prévaudra sur les intérêts corporatifs privés», a écrit le président et chef de la direction d'Air Canada, Calin Rovinescu, dans une lettre publiée hier matin dans le Toronto Star.

La rivalité entre Air Canada et Porter ne date pas d'hier. Profitant du désintérêt du transporteur national au milieu des années 2000, Porter s'est taillé une place de choix à l'aéroport Billy Bishop avec le Q400, un appareil turbopropulsé de Bombardier.

Air Canada a cherché à reprendre pied dans l'île de Toronto, mais Porter s'était emparé entre-temps d'une bonne partie des créneaux d'atterrissage et de décollage disponibles.

Air Canada a tenté d'obtenir davantage en s'adressant à la Cour fédérale, sans succès. Son concurrent veut maintenant exploiter de plus gros appareils à Billy Bishop, des biréacteurs CSeries de Bombardier.

«Une telle mesure va établir de façon permanente le monopole de Porter sur l'aéroport», a soutenu M. Rovinescu.

Il a aussi insisté sur la facture que devront assumer les contribuables.

«Le personnel de la Ville de Toronto estime qu'il faudra dépenser de 100 à 300 millions de dollars pour améliorer les infrastructures du côté de la ville, et ce, en plus des millions de dollars d'améliorations dans l'île même que défrayeront les passagers par l'entremise de droits spéciaux, a-t-il écrit. On parle de plus d'un tiers de 1 milliard de dollars pour financer des infrastructures qui seront exploitées essentiellement par une seule compagnie privée.»

Le transporteur national se réserve toutefois la possibilité d'acquérir lui aussi des appareils CSeries, ce qui, théoriquement, lui permettrait de répondre du tac au tac à Porter Airlines.

Air Canada étudie présentement le sort de 25 de ses appareils Embraer 190, des avions de 97 places. Le transporteur pourrait les conserver ou les remplacer par un certain nombre d'appareils de 100 à 150 places. La CSeries de Bombardier tombe en plein dans cette catégorie.




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