Bombardier: «un ajustement nécessaire», dit Pierre Beaudoin

L'abolition de 1100 emplois dans les usines montréalaises... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

L'abolition de 1100 emplois dans les usines montréalaises de Bombardier Aéronautique est le résultat d'un ajustement nécessaire pour tenir compte de la faible reprise de l'activité économique, selon Pierre Beaudoin.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-Philippe Décarie, envoyé spécial
La Presse

(DAVOS) Pierre Beaudoin, le grand patron de Bombardier, a tenu à relativiser les pertes d'emploi annoncées hier à sa division Aéronautique, lesquelles ne sont pas toutes liées au décalage de la mise en service de la nouvelle famille d'avions CSeries.

Selon M. Beaudoin, joint hier soir alors qu'il ralliait Davos en voiture à partir de Zurich, l'abolition de 1100 emplois dans les usines montréalaises de Bombardier Aéronautique est le résultat d'un ajustement nécessaire pour tenir compte de la faible reprise de l'activité économique.

«Nos gens de l'Aéronautique avaient prévu une reprise plus importante que celle que nous vivons. Depuis la crise de 2008, on a engagé plus de 4000 personnes à Montréal, où nos effectifs sont passés de 13 500 à 17 800 personnes.

S'ajuster aux gains de productivité

«Au cours de la même période, on a réalisé des gains de productivité. Il fallait donc s'ajuster. On ne voulait pas annoncer ces réajustements au moment de rendre publique notre décision de retarder l'entrée en service de la CSeries, parce qu'il s'agit de deux décisions distinctes», a dit le PDG en entrevue à La Presse.

Pierre Beaudoin affirme que la réduction totale de 1700 postes à sa division Aéronautique sur des effectifs globaux de 35 000 personnes n'est pas matérielle. «C'est sûr que c'est matériel pour les personnes que ça va toucher à Montréal mais sur l'ensemble du groupe, il faut rester vigilant. On "challenge" constamment nos gestionnaires, et il y avait des gains de productivité à aller chercher», précise le PDG.

Pierre Beaudoin assure qu'il n'a pas cédé à la dictature des marchés qui ont violemment sanctionné le titre de Bombardier, la semaine dernière, dans la foulée de l'annonce du délai de livraison des premiers appareils CSeries.

«On gère Bombardier à long terme, selon l'évolution des marchés. Là, on avait prévu une reprise qui n'a pas été au rendez-vous», concède-t-il.

Ceci dit, le délai d'un an du calendrier de livraison des CSeries va forcer l'entreprise à cesser la production de certaines pièces.

«On a dix avions CSeries en production, dont sept qui serviront aux tests en vol. Il serait irresponsable d'en fabriquer davantage sans savoir s'il y aura des pépins à corriger. Tout ça va rentrer dans l'ordre dans les prochains mois», prévoit Pierre Beaudoin.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer