Résultats contrastés pour trois des plus grandes banques américaines

JPMorgan Chase a vu son bénéfice net bondir... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

JPMorgan Chase a vu son bénéfice net bondir de 18,3 % et son chiffre d'affaires de 6,5 %, dépassant, à 28,4 milliards de dollars, d'un milliard les attentes du marché.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

Trois des plus grandes banques américaines ont annoncé vendredi des résultats contrastés pour le 2e trimestre, très bons pour JPMorgan Chase, plus mitigés pour Citigroup et franchement mauvais pour Wells Fargo, dans un contexte de croissance économique solide et de baisse de la pression fiscale aux États-Unis.

«Nous constatons une bonne croissance économique mondiale, particulièrement aux États-Unis où la confiance des consommateurs et des entreprises est forte», a souligné Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase.

«Grâce à cette croissance généralisée et à de bonnes performances dans nos différents secteurs d'activité, la banque a enregistré de bons résultats sur le trimestre. Nous devons aussi reconnaître que la concurrence au niveau mondial se renforce», a-t-il ajouté.

JPMorgan a également bénéficié d'une forte baisse de son taux d'imposition, tombé à 21 % contre 28 % un an plus tôt en raison des effets de la réforme fiscale orchestrée par l'administration Trump et entrée en vigueur en début d'année.

JPMorgan Chase a vu son bénéfice net bondir de 18,3 % et son chiffre d'affaires de 6,5 %, dépassant, à 28,4 milliards de dollars, d'un milliard les attentes du marché.

Jamie Dimon a également reconnu que «la concurrence au niveau mondial se renforce», alors que les banques américaines, très implantées sur la place financière de Londres pour gérer leurs activités en Europe, s'inquiètent des conséquences du Brexit sur leurs activités dans cette région.

Interrogée vendredi sur la question lors d'une conférence téléphonique, Marianne Lake, la directrice financière de JPMorgan, a souligné qu'il y avait «encore une incertitude significative» même après la présentation jeudi par le gouvernement britannique de son plan pour l'après-Brexit qui a provoqué une crise gouvernementale en Grande-Bretagne.

«Tant qu'il n'y a pas plus de clarté, nous continuons de nous préparer» pour le Brexit qui doit avoir lieu à la fin mars 2019, a-t-elle indiqué. Marianne Lake a souligné que les arrangements à long terme entre Londres et Bruxelles étaient les plus importants et que ceux-ci «n'étaient pas encore clairs».

Un «passeport» financier permet actuellement aux banques, sociétés d'assurance ou gestionnaires d'actifs basés au Royaume-Uni de proposer leurs services dans les pays de l'UE comme s'ils y étaient présents physiquement, mais son avenir reste incertain.

Seule ombre au tableau, les résultats sont en léger recul par rapport au premier trimestre et cela pesait quelque peu sur le cours de l'action qui ne gagnait que 0,7 % à Wall Street vers 11 h 10 après avoir évolué dans le rouge.

«C'est un peu surprenant, les chiffres sont très bons», a constaté Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors. «Les investisseurs regardent peut-être les résultats (des banques) dans leur ensemble et le secteur ne progresse pas aussi vite qu'ils ne l'espéraient et n'est peut-être finalement pas aussi robuste qu'il le semblait quand JPMorgan a annoncé ses résultats en premier», ajoute-t-il.

Wells Fargo sanctionnée

La baisse de la pression fiscale a également profité à Citigroup, mais dans une moindre mesure même si le bénéfice net a crû de 16 % à 4,5 milliards de dollars.

Le chiffre d'affaires a souffert de la réduction des activités aux États-Unis liée à l'arrêt d'opérations qui avaient particulièrement souffert de la crise financière de 2008 et n'a progressé que de 2 % à 18,5 milliards de dollars. Il est du coup inférieur aux prévisions les plus optimistes des marchés financiers et le titre était pénalisé, reculant de 2,2 % sur la place américaine.

Quant à Wells Fargo, cette banque qui avait réussi à traverser la crise financière sans trop de dégâts, a pris de plein fouet les conséquences des différents scandales qui l'ont frappée depuis.

Le bénéfice net a chuté de 11,5 % à 5,186 milliards de dollars et le chiffre d'affaires de 2,7 % à 21,6 milliards, très légèrement inférieur aux attentes du marché. Le bénéfice ajusté par action, la référence en Amérique du Nord, est de 98 cents, très en-dessous des attentes de 1,12 dollar.

En conséquence, son titre était sévèrement sanctionné à Wall Street où il perdait 4,2 %.

Wells Fargo avait été condamnée en avril à une amende d'un milliard de dollars et s'est vu interdire par la Banque centrale américaine toute expansion jusqu'à ce qu'elle prenne des mesures destinées à corriger ses erreurs, une décision sans précédent aux États-Unis pour un établissement de cette taille.

La Fed avait également exigé le remplacement de plusieurs membres du Conseil d'administration.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer