Les banques Royale et TD font encore mieux que prévu

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Dans ses activités bancaires au détail au Canada, la Banque TD a dégagé un bénéfice net de 1,3 milliard, en progression de 12%, sous l'effet de volumes plus importants pour les encours de prêts et les dépôts des particuliers.

Photo Ben Nelms, archives Bloomberg

Les deux plus grosses banques canadiennes selon l'actif, la Royale et la Toronto-Dominion (TD), ont réalisé des bénéfices meilleurs qu'attendu durant leur deuxième trimestre, propulsant du coup leurs actions à des prix records à la Bourse de Toronto.

Dans les deux banques, les revenus d'activités de prêts aux particuliers et de gestion du patrimoine se sont avérés meilleurs que prévu, pendant que leurs provisions pour d'éventuelles pertes sur prêts sont demeurées inférieures aux appréhensions des analystes.

«Ce sont de très bonnes nouvelles pour les deux meneurs du secteur bancaire canadien. On ne voit encore aucune faille à leur armure», a résumé Ian Nakamoto, directeur de la recherche chez la firme d'investissement MacDougall, MacDougall&MacTier, qui a 4,7 milliards de dollars en actifs sous gestion.

La Royale et la TD sont les premières à livrer les résultats du deuxième trimestre de 2014 parmi les grandes banques canadiennes. Leurs quatre principales concurrentes, dont la Banque Nationale, annonceront leurs résultats la semaine prochaine.

Banque Royale

Pour le trimestre terminé le 30 avril, la Banque Royale a divulgué une hausse de 15% de son bénéfice net, qui a atteint 2,2 milliards, comparativement à 1,9 milliard un an plus tôt.

Les profits de la Royale dans le secteur de la gestion du patrimoine ont continué à croître durant le trimestre, à 278 millions, en hausse de 25% sur un an.

Le bénéfice net du secteur des marchés des capitaux s'est établi à 507 millions, soit 32% de plus qu'il y a un an. Ce gain provient surtout de solides résultats tirés des activités de négociation et de la forte croissance du portefeuille de prêts de la Royale aux États-Unis.

Le bénéfice net de l'important secteur des services bancaires aux particuliers et aux entreprises s'est élevé à 1,11 milliard, en hausse de 7%.

Ce résultat s'explique essentiellement par la croissance des volumes de la plupart des activités et par la diminution de la provision pour pertes sur mauvaises créances.

Selon le président et chef de la direction de la Royale, Gordon Nixon, qui quittera son poste en août, les résultats du deuxième trimestre démontrent «notre capacité à générer un bénéfice, notre approche prudente de gestion du risque et notre capacité à gérer les coûts avec efficacité».

Le successeur désigné de M. Nixon, Dave McKay, s'est engagé à «continuer de nous concentrer sur l'atteinte d'un bon équilibre entre la croissance des volumes et le maintien de solides marges».

Après avoir vu la Royale enregistrer plusieurs trimestres de croissance consécutifs, certains analystes se demandaient si la banque parviendrait à maintenir le rythme face aux défis que représentent la croissance des prêts hypothécaires résidentiels et la hausse de l'endettement des consommateurs.

En Bourse, l'action de la Banque Royale a terminé hier en hausse de 1,5%, à 75,46$, sa valeur record en fin de séance.

Banque TD

De son côté, la Banque TD a annoncé un bénéfice net de 1,99 milliard pour son deuxième trimestre, en progression de 16% par rapport à la période correspondante de l'an dernier.

Dans ses activités bancaires au détail au Canada, la TD a dégagé un bénéfice net de 1,3 milliard, en progression de 12%, sous l'effet de volumes plus importants pour les encours de prêts et les dépôts des particuliers.

Pour ses opérations bancaires aux États-Unis, qui s'étendent maintenant sur toute la côte Est, la TD a dégagé un bénéfice net de 495 millions au deuxième trimestre, en hausse de 15% sur un an.

Selon le président et chef de la direction, Ed Clark, «les résultats du trimestre ont été exceptionnels à tous points de vue».

Il a mentionné que «la hausse du bénéfice a notamment été entraînée par une forte croissance interne et l'apport de nos récentes acquisitions. Ces résultats démontrent la grande capacité de notre modèle d'affaires de générer des bénéfices».

Pour sa part, le chef financier de la TD, Colleen Johnston, a souligné «le très bel apport» aux résultats provenant des nouvelles cartes de crédit Aéroplan, lancées en janvier dernier.

Cette addition découle du remplacement de la Banque CIBC par la TD à titre de principal partenaire bancaire du plus gros système canadien de points de fidélisation pour voyageurs et consommateurs.

En Bourse, l'action de la Banque TD a terminé hier en hausse de 2,6%, à 53,25$, sa valeur record en fin de séance.

- Avec Bloomberg et La Presse Canadienne

Banque Royale (RBC)

À son deuxième trimestre (de février à avril 2014)

  • Revenus totaux: 8,27 milliards (+ 7% en un an)
  • Bénéfice net: 2,2 milliards (+ 15%)
  • Bénéfice net par action (dilué): 1,47$ (+ 17%)

En mi-exercice (de novembre 2013 à avril 2014)

  • Revenus totaux: 16,7 milliards (+ 7,0% en un an)
  • Bénéfice net: 4,29 milliards (+ 8,5%)
  • Bénéfice net par action (dilué): 2,85$ (+10,0%)

Source: États financiers trimestriels de la Banque Royale

Banque Toronto-Dominion (TD)

À son deuxième trimestre (de février à avril 2014)

  • Revenus totaux: 7,4 milliards (+ 12% en un an)
  • Bénéfice net: 1,99 milliard (+ 16%)
  • Bénéfice net par action (dilué): 1,04$ (+ 16%)

En mi-exercice (de novembre 2013 à avril 2014)

  • Revenus totaux: 15 milliards (+ 13,8% en un an)
  • Bénéfice net: 4 milliards (+ 15,0%)
  • Bénéfice net par action (dilué): 2,11$ (+ 16,0%)

Source: États financiers trimestriels de la Banque Toronto-Dominion




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