Monique Leroux à la présidence du conseil d'Investissement Québec

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Monique Leroux

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(Québec) Une nomination qui ne froissera pas les banques, selon Dominique Anglade.

Concurrentes du Mouvement Desjardins, les institutions bancaires ne verront pas d'un mauvais oeil l'arrivée de Monique Leroux à la tête d'Investissement Québec, croit la ministre Dominique Anglade.

« Au-delà du fait qu'elle a été présidente de Desjardins, Mme Leroux est d'abord un grand leader économique québécois. Tous les dirigeants de banque que je connais vont reconnaître ses qualités intrinsèques, et personne ne va trouver un problème », estime Mme Anglade. Investissement Québec travaille fréquemment aux côtés des institutions prêteuses pour cautionner les entreprises qui frappent à la porte.

Monique Leroux « a su transformer une grande organisation comme Desjardins, rappelle Mme Anglade. Elle a pu mobiliser les acteurs économiques, elle aura un rôle important à jouer là-dedans ».

À l'issue du Conseil des ministres, la ministre de l'Économie confirmait la nomination de Mme Leroux comme présidente du conseil d'administration d'Investissement Québec, un mandat de trois ans, qui débutera le 2 mai. Un premier pas pour faire de la politique ? Pierre Karl Péladeau avait lui aussi mis le pied dans le service public en devenant président de conseil d'administration (à Hydro-Québec). Mme Anglade souligne ne jamais avoir abordé la question avec Mme Leroux. « Je n'ai rien à souhaiter ou à ne pas souhaiter. À l'étape où elle est dans sa carrière, cette contribution lui tenait à coeur », résume-t-elle.

Mme Leroux a fait deux mandats, soit huit ans, à la tête du Mouvement Desjardins. Sa demande de pouvoir accompagner son successeur pendant six mois, ce printemps, a toutefois été repoussée par son ancien employeur.

Avant cette annonce, le Conseil exécutif a dû « pendant plusieurs semaines » se pencher sur le curriculum de Mme Leroux pour vérifier si sa présence dans d'autres conseils d'administration où elle se trouve pouvait entraîner des conflits d'intérêts. Mme Leroux a dû quitter « un certain nombre de conseils d'administration, elle va en conserver un certain nombre, ce qui a été validé par les emplois supérieurs », souligne Mme Anglade sans donner d'autres précisions.

D'autres candidats ont été envisagés, mais le choix de Mme Leroux s'est imposé, selon elle, Mme Leroux a pris un temps de réflexion avant d'accepter le poste. La fonction paie 37 000 $ par année, plus des jetons de présence aux conseils, ce qui porte le salaire à environ 50 000 $ par année pour préparer la réunion mensuelle du conseil d'administration.

Louis Roquet et son prédécesseur Jean Bazin passaient l'essentiel de leur temps à Investissement Québec. On ne s'attend pas à ce que ce soit le cas pour Mme Leroux. « Elle va passer passablement de temps à Investissement Québec, mais on voit cela surtout en termes d'objectifs de la transformation à accélérer à Investissement Québec. Là-dessus [sur les objectifs], on est très alignés », souligne Mme Anglade.

Louis Roquet met fin à son mandat après deux ans seulement. « Lors de nos rencontres, il m'a dit qu'il souhaitait démissionner pour poursuivre d'autres opportunités », explique la ministre.




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