Emploi: mieux qu'avant la récession

La baisse du nombre de travailleurs dans la... (Photo Etienne Ranger, archives Le Droit)

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La baisse du nombre de travailleurs dans la MRC de Shawinigan s'explique par le repli du manufacturier, de la foresterie et par le vieillissement de la population.

Photo Etienne Ranger, archives Le Droit

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Soixante-quatorze des cent quatre municipalités régionales de comté (MRC) comptaient plus d'emplois à la fin 2013 qu'avant la récession de 2009, indique une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) portant sur le marché du travail. Si l'emploi se porte bien dans les banlieues de Montréal et Québec, les revenus d'emploi progressent plus lentement dans la région montréalaise qu'au Québec dans son ensemble.

Les faits saillants de l'étude de l'ISQ en cinq chiffres.

20,8%

Hausse du nombre de travailleurs dans la MRC de La Jacques-Cartier, en banlieue nord de Québec, entre 2008 et 2013. Il s'agit de la plus forte augmentation dans la province. Son territoire englobe des villes comme Lac-Beauport et Stoneham. Les MRC suivant au palmarès sont celles de Mirabel (Laurentides), Kativik (Nord-du-Québec), Minganie (Côte-Nord) et Montcalm (Lanaudière).

«Les territoires qui se sont le mieux relevés de la crise sont ceux à forte croissance démographique en périphérie de Montréal et Québec», observe l'auteur de l'étude, Stéphane Ladouceur, de la direction des statistiques sectorielles et du développement durable de l'ISQ.

9,6%

La croissance du revenu d'emploi à Montréal a été modeste depuis 2008. Le revenu médian est passé de 34 091$ à 37 356$, une hausse inférieure à la moyenne provinciale de 12%. Pareille sous-performance a été constatée à Laval et à Longueuil. Vous trouviez que votre salaire n'augmentait pas vite? Eh bien, vous aviez raison!

A contrario, les progressions les plus senties entre 2010 et 2013 sont survenues dans les MRC de Témiscamingue (+19,2%), d'Abitibi-Ouest (+17,2%) et de Minganie (+16,9%).

87,8%

Dans la MRC de Caniapiscau, où se trouve Fermont, le taux de travailleurs atteignait 87,8% en 2013, le résultat le plus élevé au Québec. C'était avant la chute des prix du fer, qui n'annonce rien de bon pour Fermont. Le taux de travailleurs est le ratio entre le nombre de personnes déclarant un revenu d'emploi ou d'entreprise âgées de 25 à 65 ans et le nombre de particuliers ayant produit une déclaration de revenus. La moyenne de la province s'élève à 76,2%. Seize MRC affichent un taux supérieur à 80%. La MRC du Rocher-Percé continue d'afficher le taux le plus faible de la province, à 58,2%, constate l'ISQ.

5,3%

C'est la baisse du nombre de travailleurs dans la MRC de Shawinigan. La situation est pire dans la MRC de Mékinac (Saint-Tite, Hérouxville, etc.), puisque l'on y compte 6% de moins de travailleurs en 2013 qu'avant la récession. Ce sont les deux MRC les plus touchées par le phénomène.

La baisse s'explique par le repli du manufacturier, de la foresterie et par le vieillissement de la population. «La proportion de la population en âge de travailler ne cesse de reculer, note l'ISQ, ce qui a évidemment une incidence négative sur le nombre de travailleurs.»

3 318 744

Depuis la récession de 2009, on dénombre 115 000 travailleurs de plus au Québec. Le total atteint 3 318 744 travailleurs de 25 à 64 ans, une croissance de 3% par rapport aux 3 222 719 travailleurs répertoriés en 2008.




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