Les Québécois seront dans l'ensemble heureux du budget, dit Leitao

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Carlos Leitao a rencontré la presse mercredi à la veille de son budget, sauf qu'au lieu des souliers neufs qu'il doit porter selon la tradition, il avait ses vieilles chaussures et de nouveaux lacets rouges, symboles d'un budget déficitaire.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
QUÉBEC

«Moi, je pense que les Québécois seront dans l'ensemble heureux.» Le ministre des Finances, Carlos Leitao, anticipe ainsi la réaction des contribuables à son budget qui sera déposé jeudi, un budget qui ne comportera aucune hausse d'impôts, de taxes ou de tarifs, selon ce qu'il a assuré.

Ce faisant, il marche dans les traces du précédent ministre libéral des Finances, Raymond Bachand, qui avait affirmé que «la finalité n'est pas d'équilibrer le budget, c'est d'être heureux comme peuple».

Mais à la différence de M. Bachand, M. Leitao renouera avec l'équilibre budgétaire, et pour toute la durée du mandat du gouvernement Couillard, du moins c'est son engagement.

M. Leitao a rencontré la presse mercredi à la veille de son budget. La tradition veut qu'il se présente alors avec des souliers neufs, sauf qu'en lieu et place, il portait ses vieilles chaussures et a plutôt exhibé ce qu'il avait acheté: des lacets rouges, symbole pour lui d'un budget déficitaire, mais qu'il n'a pas l'intention de porter. Il a plutôt essayé ses nouveaux lacets noirs.

«Les lacets rouges, je vais m'en débarrasser pour toujours, a-t-il dit dans un court point de presse dans son bureau. Je n'ai vraiment pas envie de porter des lacets rouges. Donc, c'est un incitatif additionnel pour ne pas retomber en déficit, parce que si je retombe en déficit et je m'engage devant vous, il faudrait que je porte des lacets rouges.»

Le ministre s'est engagé à rompre la succession de déficits et de mettre fin à cette «série rouge». Son gouvernement maintiendra le cap pour tout le mandat. «On va retrouver l'équilibre, et ce n'est pas seulement une histoire d'un soir», a-t-il imagé.

Atteindre l'équilibre budgétaire, ce n'est pas une fin en soi, a-t-il poursuivi, mais plutôt une condition sine qua non d'une croissance économique soutenable.

En réplique aux partis d'opposition qui soupçonnent le gouvernement libéral de vouloir hausser le fardeau fiscal des contribuables, par le truchement notamment de la TVQ, Carlos Leitao y est allé d'un autre indice sur le contenu de son budget sans en éventer le secret: il ne touchera pas au portefeuille.

«Nous nous étions engagés à ne pas augmenter les taxes, impôts et tarifs, et il n'y a pas de hausses de taxes, d'impôts et de tarifs, dans ce budget», a-t-il dit.

Mais du même souffle, le ministre a laissé entendre qu'il allait s'inspirer du rapport Godbout déposé la semaine dernière. Il s'agit d'un rapport controversé commandé par le gouvernement au fiscaliste Luc Godbout, qui préconise une baisse des impôts, mais une hausse des tarifs et des taxes.

Cependant, il s'en tiendra à des mesures «qui peuvent être mises en place rapidement». Car pour les piliers fondamentaux du rapport, «les mesures plus structurantes, les changements de «tax mix'», qui doivent être pris en bloc, il faudra attendre, a-t-il précisé.

«Il va falloir dégager un certain consensus dans la population et on n'est pas rendu là», a-t-il dit.

Quant aux surprises possibles du budget 2015, Carlos Leitao n'a évidemment pas voulu ouvrir son jeu. Par contre, il croit que les contribuables s'en réjouiront.

«Moi, je pense que les Québécois seront dans l'ensemble heureux.»




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