La BCE laisse ses taux directeurs inchangés

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Le très influent ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s'est illustré avec une pique particulièrement virulente contre la BCE, l'accusant de favoriser la montée des mouvements populistes.

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Agence France-Presse
Francfort

La Banque centrale européenne (BCE) n'a pas touché jeudi à ses taux directeurs, abaissés début mars à des niveaux historiquement bas pour tenter de faire remonter la très faible inflation en zone euro.

L'institution monétaire a laissé son principal taux directeur à zéro, a annoncé un porte-parole. Cela signifie que les banques peuvent se refinancer gratuitement auprès de la BCE.

Le taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets, stationne quant à lui à 0,25%, tandis que le taux de dépôt, qui s'applique aux banques stockant auprès d'elle leurs liquidités en excès pour 24 heures, est maintenu à -0,40%. Ces niveaux historiquement bas doivent inciter les banques à prêter aux ménages et entreprises, pour stimuler la machine économique et les prix.

Les trois taux ont été abaissés lors de la dernière réunion de politique monétaire du conseil des gouverneurs de la BCE, début mars. Cette décision était l'une des composantes d'un vaste paquet de mesures destinées à faire remonter la très faible inflation en zone euro. Notamment, l'institution avait annoncé son intention d'acheter des dettes d'entreprises.

Des informations sur la mise en oeuvre de ces achats «seront dévoilées après la conférence de presse», a indiqué le même porte-parole.

Pénalisés par le recul inexorable des cours du pétrole, les prix ont fait du surplace en mars, après un recul de 0,2% en février, là où la banque centrale vise une «inflation proche mais inférieure à 2%».

Le président de la BCE Mario Draghi doit désormais lors d'une conférence de presse à partir de 12H30 GMT. La relation tendue avec l'Allemagne devrait être l'un des principaux sujets abordés lors de la séance de questions-réponses avec les journalistes.

La conférence de presse sera la première intervention publique de l'Italien après une récente vague de critiques en provenance de la première économie européenne, où sa politique de taux bas et de liquidités abondantes est accusée de spolier les épargnants et de mettre les banques en péril.

Mario Draghi devrait également être interrogé sur la récente remontée de l'euro face au dollar, qui pourrait fragiliser la compétitivité des exportateurs européens.




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