Équateur: vote d'une loi controversée de contrôle du secteur financier

Rafael Correa, président de l'Équateur.... (PHOTO EVARISTO SA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Rafael Correa, président de l'Équateur.

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Agence France-Presse
Quito

Le parlement d'Équateur a approuvé jeudi une loi de contrôle du secteur financier, à l'initiative du président socialiste Rafael Correa, une mesure contestée par les banques privées.

Cette loi prévoit de pénaliser le gel des dépôts effectué à des fins spéculatives et d'augmenter le capital minimum pour la création d'une banque. Elle impose en outre à tous les établissements financiers une assurance pour leurs dépôts et alourdit les sanctions en cas d'irrégularités.

Ces mesures ont été présentées par M. Correa, une des figures de la gauche latino-américaine, comme un moyen d'éviter le renouvellement de la violente crise de 1999, qui avait conduit à la dollarisation de l'économie, après la faillite de 16 banques.

Des milliers d'épargnants avaient été ruinés et des émeutes avaient provoqué en 2000 le renversement du président Jamil Mahuad, condamné par contumace pour enrichissement personnel et réfugié aux États-Unis depuis sa chute.

Le ministre équatorien de la Politique économique, Patricio Rivera, avait affirmé avant le vote au parlement que le texte visait à «apporter plus de sécurité aux déposants à travers des entités plus solides, mieux régulées et mieux contrôlées».

Face à l'inquiétude manifestée par le secteur privé, son collègue des Finances Fausto Herrera avait souligné qu'il n'était pas question de «porter préjudice» aux banques mais de veiller à ce qu'elles «remplissent leur fonction» en «favorisant la production» industrielle.

Toutefois le texte a reçu un accueil hostile de la part du secteur privé, inquiet d'un contrôle excessif de l'État.

«Les banques devront faire ce que le pouvoir public leur ordonne», s'était entre autres alarmé le président de l'Association des banques privées d'Équateur, Cesar Robalino.

Ex-ministre de l'Économie avant l'arrivée au pouvoir de M. Correa, Mauricio Pozo avait aussi dénoncé une «attitude absolument interventionniste de l'État affaiblissant le secteur».




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