Une étude du FMI voit d'un bon oeil la redistribution des richesses

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Les auteurs de l'étude croient avoir démontré que des inégalités moins élevées sont une bonne chose pour l'économie car elles augmentent la croissance et mènent à des périodes d'expansion plus longues.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Une nouvelle étude de chercheurs du Fonds monétaire international (FMI) semble contredire la théorie des conservateurs voulant que d'imposer les riches pour donner aux pauvres soit une mauvaise chose pour l'économie.

Le rapport des chercheurs Jonathan Ostry, Andrew Berg et Charalambos Tsangarides sera applaudi par les politiciens et les économistes qui perçoivent les niveaux élevés d'inégalité des revenus non seulement comme une faute morale, mais aussi comme quelque chose de malsain du point de vue économique.

Les auteurs de l'étude croient avoir démontré que des inégalités moins élevées sont une bonne chose pour l'économie car elles augmentent la croissance et mènent à des périodes d'expansion plus longues.

La conclusion la plus controversée de l'étude veut que la redistribution de la richesse, largement via les impôts, n'ait pas d'impact significatif sur la croissance, sauf si l'intervention est poussée à l'extrême. En fait, puisque la redistribution de la richesse au moyen d'impôts a pour conséquence positive de réduire les inégalités, elle donne lieu à une croissance de l'économie, ont conclu les chercheurs.

Bien que la recherche du FMI soit truffée de données économiques, les implications politiques de ses conclusions ne font aucun doute. Au Canada, le Parti libéral dirigé par Justin Trudeau s'apprête à faire du soutien à la classe moyenne une stratégie clé de sa prochaine campagne électorale. Le Nouveau Parti démocratique a également souligné l'importance de réduire l'inégalité des revenus.

Les conservateurs de Stephen Harper affirment quant à eux que les réductions des impôts, en particulier les impôts sur les sociétés, expliquent au moins en partie pourquoi l'économie canadienne s'est mieux comportée que celles des autres pays du G7 durant et après la récession de 2008-09.




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