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Eddy Savoie convoite le Jardin Tiki

Dans le restaurant de l'est de Montréal, on... (Photo David Boily, archives La Presse)

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Dans le restaurant de l'est de Montréal, on trouve tous les aspects-clés du style pop-polynésien: trônes en rotin, tables en bois exotiques, statuettes tikis de toutes les tailles et lampes suspendues de formes diverses.

Photo David Boily, archives La Presse

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Montréalais, si vous voulez déguster un Bolo dans un ananas frais ou un Aku Aku Coconut dans un verre en forme de noix de coco, il faut vous dépêcher. Ouvert depuis près de 30 ans, le restaurant pop-polynésien Jardin Tiki, en face des pyramides olympiques, est menacé de fermeture.

L'homme d'affaires bien connu Eddy Savoie est en discussion avec le propriétaire de l'établissement pour acheter le terrain dans le but d'y ériger une résidence pour personnes âgées.

«On est en négociation pour faire l'acquisition sur le terrain du restaurant Jardin Tiki, qui est pas mal âgé. C'est un projet de 20 millions pour lequel il faut demander un zonage résidentiel», a dit M. Savoie, dans un entretien.

Joint au téléphone, le propriétaire du restaurant, Danny Chan, a confirmé être en négociation avec M. Savoie et semble prêt à tourner la page. «S'il y a quelque chose d'intéressant, c'est sûr et certain qu'on va le regarder et se pencher là-dessus, a-t-il fait savoir. À un moment donné, on vieillit tout le monde», a-t-il répondu quand on l'a questionné sur la fermeture éventuelle de l'établissement.

La Ville de Montréal évalue le 5300, rue Sherbrooke Est à près de 3 millions.

Depuis 1986

Ouvert par Douglas Chan, père de Danny Chan, en 1986, le Jardin Tiki affiche un décor composé de plusieurs éléments du restaurant Kon Tiki de la rue Peel, ouvert de 1958 à 1981, apprend-on dans le mémoire de maîtrise de Roxanne Arsenault portant sur les commerces kitsch exotiques au Québec, qui date de septembre 2011. Elle y déplorait déjà la disparition progressive des exemples architecturaux de la culture kitsch.

Immigrant chinois arrivé à Montréal dans les années 50, Douglas Chan a été serveur au Kon Tiki. Il a racheté les éléments décoratifs dans un encan suivant sa fermeture.

Dans le restaurant de près de 400 places de l'est de Montréal, on trouve tous les aspects-clés du style pop-polynésien: trônes en rotin, tables en bois exotiques, statuettes tikis de toutes les tailles, lampes suspendues de formes diverses et carte de cocktails exotiques.

Gardé intact au fil des ans, le Jardin Tiki est fréquenté par les tikiphiles du monde entier, écrit Mme Arsenault, et s'est attiré les éloges de James Teitelbaum dans sa bible sur le phénomène pop-polynésien Tiki Road Trip.

Le restaurant a servi de décor pour des films et des séries télé.




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