Le Fonds FTQ remet de l'argent dans Capital BLF

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Le Fonds de solidarité a été critiqué pour avoir investi en 2008 dans Capital BLF, l'ancienne société immobilière de Claude Blanchet, mari de l'ex-première ministre Pauline Marois. En 2014, le Fonds s'est défendu d'avoir accordé un passe-droit à M. Blanchet, ancien dirigeant du Fonds FTQ. Claude Blanchet s'est retiré complètement de Capital BLF en décembre 2013.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Le Fonds de solidarité FTQ remet de l'argent dans la société immobilière Capital BLF, même si le Fonds est dans le rouge avec son investissement jusqu'à présent.

Le Fonds de solidarité a été critiqué pour avoir investi en 2008 dans Capital BLF, l'ancienne société immobilière de Claude Blanchet, mari de l'ex-première ministre Pauline Marois. En 2014, le Fonds s'est défendu d'avoir accordé un passe-droit à M. Blanchet, ancien dirigeant du Fonds FTQ. Claude Blanchet s'est retiré complètement de Capital BLF en décembre 2013.

La société est maintenant dirigée par Mathieu Duguay, également premier actionnaire de ce qui s'appelle dorénavant Fonds de placement immobilier BLF.

Le 2 juin dernier, BLF a annoncé qu'une société à numéro dans laquelle Mathieu Duguay et le Fonds FTQ sont actionnaires propose de fermer le capital du fonds de placement immobilier (FPI). Cela constitue un virage à 180 degrés. Pas plus tard que l'an dernier, M. Duguay exprimait publiquement le désir de faire de son entreprise immobilière le Cominar du secteur résidentiel.

«Les conditions de marché pour les fonds de placement immobilier en démarrage au Canada depuis environ un an sont mauvaises. Il ne s'est pratiquement pas fait de collecte de fonds», a-t-il dit au téléphone pour expliquer sa volte-face.

Depuis l'arrivée de M. Duguay à la tête de Capital BLF en décembre 2012, le FPI a amassé 23,5 millions de dollars, en mars 2013, avant d'échouer à récolter des capitaux lors de deux rondes subséquentes: en septembre 2013, puis de nouveau au printemps 2014.

M. Duguay a déjà investi 7 millions de son propre argent dans BLF. Le FPI détient maintenant 7 immeubles au Québec pour 1049 unités d'habitation. «On n'avait pas de signaux que le marché était pour se replacer, ajoute M. Duguay. Tant qu'à rester public et payer les gros frais qui sont rattachés à une société publique, on a préféré former un petit groupe d'investisseurs et on offre une bonne prime.»

La société à numéro offre 7,50$ par part, soit une prime de 27% par rapport au prix de clôture du jour ouvrable précédant l'offre, à 5,90$.

Si la transaction va de l'avant, les acheteurs allongeront environ 15 millions pour racheter les actions en circulation de FPI BLF qu'ils ne détiennent pas déjà.

La proportion que détiendra le Fonds FTQ dans le FPI une fois privatisé ne sera connue qu'au dévoilement de l'offre aux actionnaires de BLF dans les prochains jours.

Tout ce qu'on peut nous dire pour le moment, c'est que le Fonds FTQ, qui détient actuellement un peu moins de 5% des parts de BLF, en détiendra plus de 10% au terme de la fermeture du capital, ce qui signifie un investissement additionnel minimal de 1,34 million.

«On a une mission de développement économique, indique Patrick McQuilken, conseiller principal aux relations de presse pour le Fonds FTQ. Dans ce dossier-là, comme avec Cominar à l'époque, une partie de notre intérêt, c'est de permettre l'émergence d'un secteur plus fort des fonds de placement immobilier québécois. C'est quelque chose qui existe et qui est très populaire en Ontario. Ici, au Québec, ce l'est moins.»




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