Sun Life: le marché québécois reprend du galon

Isabelle Hudon, chef de la direction, Financière Sun Life... (PHOTO PATRICK SANSFAÇON, LA PRESSE)

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Isabelle Hudon, chef de la direction, Financière Sun Life Québec, et vice-présidente principale, solutions clients, Financière Sun Life Canada, en compagnie de Robert Dumas, président, Financière Sun Life Québec.

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«C'est une belle marque de confiance envers ce que nous accomplissons chez Sun Life au Québec depuis quelques années», indique Isabelle Hudon à propos de sa récente promotion à un poste de vice-présidence pancanadienne chez la Financière Sun Life, en ajout de sa fonction de direction des activités québécoises.

«On nous fait confiance pour aller plus loin encore, en suivi des bons résultats jusqu'à maintenant de la remise à niveau de Sun Life dans le marché québécois», estime pour sa part Robert Dumas, tout juste promu président des activités au Québec du colosse ontarien de l'assurance-vie et des rentes de retraite pour les particuliers et les employeurs.

Cette promotion survient à peine deux ans après qu'il s'est joint à la direction québécoise de Sun Life, à titre de vice-président des produits collectifs. Et après 28 ans à gravir les échelons chez Mercer, l'une des plus importantes firmes-conseils en gestion de caisses de retraite au Canada.

Une fonction importante

Quant à Isabelle Hudon, après quatre ans à la présidence de Sun Life au Québec, elle accède à un nouveau poste de chef de la direction des activités québécoises. Mais le plus significatif à ses yeux, confirme-t-elle en entrevue, c'est de se voir confier le poste de vice-présidence principale, solution clients, pour tout le Canada.

«C'est une fonction importante pour la bonne performance de Sun Life dans le marché canadien parce qu'elle fait le lien entre les différentes activités de l'entreprise en assurance-vie et en gestion de patrimoine, mais aussi entre les produits individuels et collectifs», explique Mme Hudon au cours d'un entretien commun avec son collègue, Robert Dumas, dans son bureau du majestueux immeuble de la Sun Life, à Montréal.

Isabelle Hudon dirige désormais une division qui regroupe l'équivalent de 20% des activités de Sun Life au Canada. Ça fait beaucoup en milliards de dollars de revenus et d'actifs gérés si l'on considère que, selon ses récents résultats trimestriels, les activités canadiennes génèrent près de la moitié des revenus globaux de Sun Life en Amérique du Nord, en Europe et en Asie (21,6 milliards CAN en 12 mois au 30 juin dernier).

Mais au-delà de ces chiffres, ce dont Mme Hudon se dit aussi fière est de participer à l'ascension de gestionnaires d'origine québécoise parmi la haute direction de Sun Life.

«Nous sommes quatre désormais, avec la promotion de Robert [Dumas] comme président au Québec. Et parmi ces quatre, il y a trois femmes d'affaires, ce qui me réjouit particulièrement», confie Mme Hudon.

Les deux autres hauts dirigeants d'origine québécoise sont Brigitte Parent, vice-présidente principale, assurance individuelle et gestion de patrimoine, ainsi que Johanne Papillon, vice-présidente, actuaire en chef et directrice de la gestion de risque.

«Dans la «Stratégie Québec» que j'ai promue à la Sun Life depuis quelques années, c'était important d'ajouter des postes de direction à Montréal pour le marché québécois. Je voulais aussi que les Québécois se multiplient à travers les niveaux supérieurs de l'organisation», explique Mme Hudon.

«Quant à la haute direction de Sun Life, elle a compris qu'elle pourrait difficilement conserver sa position de leader canadien sans redresser ses parts de marché au Québec. Et pour y parvenir, il fallait que des Québécois soient impliqués dans les discussions de stratégie d'affaires ou de développement de produits.»

Selon Isabelle Hudon, depuis trois ans, le nombre de postes de directeur a augmenté de 76% aux bureaux de la Sun Life à Montréal. Et près de la moitié de ces nouveaux postes concernent la direction d'activités pancanadiennes.

Une équipe qui grossit

Pendant ce temps, l'effectif de gestion a crû de 1500, à un peu plus de 1800 employés. Sur le terrain des ventes, après «des années de croissance zéro», souligne Robert Dumas, le nombre de conseillers financiers identifiés à Sun Life au Québec est passé depuis trois ans de 700 à 850. Et il continuera de croître, possiblement jusqu'à 1000, «un chiffre que j'aime beaucoup», dit Isabelle Hudon.

Depuis trois ans, Sun Life aurait triplé ses ventes au Québec dans les produits de gestion de patrimoine et doublé ses ventes de produits d'assurance collective et individuelle.

Avec 1,5 million de clients, le Québec représente désormais 25% de toute la clientèle de Sun Life au Canada, contre 19% il y a cinq ans.

Selon Robert Dumas, le nouvel objectif de croissance consiste à pénétrer davantage le marché régional des services financiers d'assurance et de retraite. Particulièrement vers Québec et l'est de la province, «qui représentent tout de même 25% du marché québécois dans nos secteurs d'activités», souligne Mme Hudon.

En région, Sun Life veut bonifier ses parts de marché dans les produits d'assurance et d'épargne-retraite destinés aux individus. Mais elle cible aussi le nouveau marché des Régimes volontaires d'épargne-retraite qui seront bientôt obligatoires dans les PME, une décision du gouvernement québécois afin de combler l'absence de régimes de retraite parmi des centaines de milliers de salariés.

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LES FORCES ET LES FAIBLESSES

Forces

> Marque de commerce établie de longue date au Québec en produits d'assurance et de placement

> Efforts de croissance des parts de marché au Québec bien appuyés par la haute direction ontarienne

> Regain de la notoriété d'affaires découlant de la «Stratégie Québec» adoptée depuis quatre ans

Faiblesses

> Raffermissement encore incomplet des parts de marché au Québec, en rattrapage du délaissement antérieur par la haute direction ontarienne

> Rendement d'affaires incertain des efforts de développement de marché vers les régions moins populeuses

> Perception négative de la marque parmi les Québécois plus nationalistes (après le déménagement du siège social de Montréal vers l'Ontario en 1978)




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